Bon ben voilà, après animotion j'ai décidé de faire un vrai blog... Enfin vrai, genre, un truc ou je peux mettre mes boulots, vidéo, photos, textes et poèmes, images et tout et tout! Bon sûr comme d'hab c'est raconté à la Seb alors faut pas m'en vouloir
La journée est terminée, j'arrive pas à croire qu'on soit seulement mardi. Je suis épuisé.
Je suis épuisé, mais je me sens bien. Je connais bien la fatigue, je l'ai apprivoisée, après tant d'années sur le campus, tant d'étés en colo. J'aime, j'aime être épuisé comme ça, j'ai l'impression d'avoir l'esprit clair, j'ai passée une journée durant laquelle je n'aurais pas pu faire plus. C'est surtout ça que j'aime, avoir tout donné, j'ai fait mon maximum, je ne peut rien regretter de cette journée, je n'ai rien manqué, je n'aurais rien pu faire de plus, j'aurais pu faire moins c'est sûr, mais alors j'aurais regretté, je me serais dit qu'il y a peut être une chose ou une personne que j'aurais manqué. Là non. Je suis épuisé, mais j'ai l'esprit clair, j'ai retrouvé la sensation de colo, ou la sensation de l'UNEF, cette sensation, où on fonctionne sur les nerfs, l'adrénaline et la fatigue, où le corps tout entien se met à son service, à son service pour rester debout, éveillé, même le ventre vide, où son corps pour suporter ce rythme invente des solutions, secrette des endorphines ou je ne sais quelle drogue pour pouvoir supporter. Bref.
J'ai récupéré, les vidéos du ciné-cité, désormais c'est parti. J'ai passé mon après midi en congrès puis en conseil d'administration à l'ULP. En congrès à m'opposer au réalisme ambiant selon lequel il faudrait céder à la logique de la concurence, le réalisme... Etre réaliste il y a mille ans c'était croire que la terre était plate et que le soleil tournait autours, être réaliste il y a six cent ans c'était croire qu'un homme était désigné par dieu pour régner sur les autres, être réaliste il y a trois cent ans c'était dire que l'esclavage était normal, être réaliste aujroud'hui c'est dire qu'il faut rentrer dans la voie de la concurence. Je reste convaincu du contraire. Voilà ce qu'aura été ma dernière intervention en congrès de l'ULP (François, si tu lis ces lignes...) ma dernière intervention parce que mon mandat de représentant étudiant arrive à terme. Et puis ce soir, débat sur l'accueil des étudiants étrangers et la mobilité étudiante. Il y avait un gars du ministère... Le pauvre, je lui ai fait des misères. Enfin bref, débattre avec la droite de 14h à 00H00 c'est pas non plus super intéressant, à part se faire plaisir, ça sert à peu de choses.
Voilà, je suis chez moi, j'aimerais bien me glisser sous la couette me coller contre un corps chaud, poser ma main sur sa hanche et un baiser dans le coup. Sans forcément la réveiller, mais juste lui faire savoir que je viens de rentrer, ou alors la réveiller et lui faire l'amour avant de m'endormir dans ses bras. Ben sauf, que je suis tout seul. C'est comme ça, j'ai fait des choix qui mènent à la solitude. Choisir d'avancer coute que coute, choisir de braver toutes les difficultés, d'emprunter des chemins inexplorés c'est choisir de faire sa route tout seul, parce que les autres préfèrent rester en arrière, là où tout est plus simple, là où il n'est pas nécessaire de trop réflechir, là où le ciel est bleu, là où on ferme les yeux. Alors on avance quoi qu'il arrive, parce qu'en réalité on ne peut pas faire autrement, parce qu'on ne peut pas se résigner à arrêter, parce qu'arrêter c'est cesser d'avoir de l'espoir. Et ça c'est hors de question. En échange je choisi de faire la route tout seul. Un jour j'en aurais marre, alors j'arrêterais, ce jour là je n'aurais plus aucun respect pour moi même. Ou un jour je trouverais quelqun qui fait sa route seule aussi, peut être alors qu'on pourra faire un bout de chemin ensemble. Ben en attendant je vais me coucher, je vais dormir et demain, ben tout recommencera.