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Bon ben voilà, après animotion j'ai décidé de faire un vrai blog... Enfin vrai, genre, un truc ou je peux mettre mes boulots, vidéo, photos, textes et poèmes, images et tout et tout! Bon sûr comme d'hab c'est raconté à la Seb alors faut pas m'en vouloir

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Sans Titre 2

Ouais je sais les titres c'est facile... Mais bon y a bien des artistes pour faire pareil. Alors là y a pas de démarche artistique ni rien, juste que j'ai pas envie de prendre le temps de trouver un titre.

Jamendo dans les oreilles, comme d'hab, sauf que ce soir j'ai mis du ska italien engagé, c'est très très bien, comme quoi pas besoin d'être vendu à la SACEM pour faire de la bonne musique.
Bilan après une longue journée de formation...
Bon il reste encore demain matin, mais globalement c'est positif, c'était intéressant, hier sur l'économie sociale et solidaire, aujourd'hui sur l'argumentation politique et demain sur l'Europe.
Non quand même très positif, aujourd'hui il s'est passé deux ou trois trucs qui augure un avenir... Un avenir déjà c'est pas mal, mais si celui là se confirme, il y a des choses intéressantes qui vont se passer. Et puis vraiment aujourd'hui j'ai reflechis sur c'est quoi être formateur, j'ai pleins de questions ouvertes, pleinsde questions sur moi même surtout. Mais pour le moment pas possible d'y répondre, il faudra que je sois à nouveau en situation de formateur pour trouver les réponses et savoir s'il y a des trucs que je dois changer en profondeur. Non un truc quand même que je vais voir plus tôt, une grosse question que je me pose, la réponse dans la semaine je pense (j'espère), et puis alors je verrais si je dois changer un truc ou deux.

Or donc, quelques reflexions posées en vrac...

La méthode.... Purée ça me paraît tellement évident et on en est tellement loin quand on fait nos interv et nos formations, pis surtout c'est considéré comme futile.
Mais c'est très simple, passé une demi heure le public n'écoute plus, il attend que le temps passe. Voilà c'est tout con, on peut faire la meilleure présentation qu'on veut, avec pleins d'éléments super bien, après une demi heure l'attention a disparue et plus aucune information ne rentrera, si importante soit-elle... Conclusion, une interv d'une demi heure max et on passe à quelqun d'autre, ou à autre chose, ou on fait passer la parole, ou on interpelle, bref peu importe, pasé une demi heure il n'y a plus rien à tirer des gens qu'on a en face de soi si on ne les laisse pas respirer.

Ca ça veut dire qu'il faut vraiment compartimenter les moments d'intervention et les idées qu'on présente. Et il faut trouver des choses pour que ce soit dynamique (un jeu, des questions, un film, n'importe mais il faut faire un truc...)

Ensuite, il faut reflechir au cadre dans lequel on apporte des arguments. En fonction du moment et de la manière dont il est identifié par les personnes (est-on dans un tour de table, dans un questionnement, dans un exposé). Bref en fonction de la manière dont la période est présenté, les personnes présentes seront soit en posture d'émétrices (elle donneront leurs avis) soit en posture receptrices (elles prendront des notes et seront attentive à ce qui sera dit) soit en posture reflexives (elles analyseront les éléments en leur possession pour ses les approprier), soit encore dans une autre situation. Dans tous les cas, si les personnes sont en situation d'émétrices elles penseront à ce qu'elles vont dire et ne seront pas en état d'engranger des informations ou des données (ou très peu), à l'inverse si les personnes sont dans une posture receptives il ne faut pas compter sur leur implication dans la discussion (ou très peu). Bref, ce n'est pas la peine de rebondir à tout va lorsque quelqun prend la parole, il faut écouter et pousser les autres personnes présentes à répondre, participer.

Peut être qu'il faudrait une personne qui soit juste là pour observer la manière dont la discussion a lieu, sdans prendre part au débat ni sans chercher à comprendre ce qui se dit, une personne qui soit là pour chronometrer les interventions des uns et des autres, la manière dont la parole circule... Ou alors il faudrait filmer et analyser à posteriori?

En tout cas il faut qu'on s'améliore, parce que là on est pas bon du tout...

On travaille avec des être humains, c'est évident mais c'est trop peu pris en compte. Par facilité on fait ce qu'on a l'habitude de voir et de faire, on se transforme trop souvent en profs et on fait notre truc, ensuite on demande quelqun a une question? Pfff le degré zéro de la formation... Il faudra qu'on se pose la question, mais VRAIMENT qu'on se la pose et qu'on agisse en conséquence. Sauf que pour ça le préalable c'est que les gens se rendent compte de l'intérêt de penser différement une réunion politique. Pourtant, en y intégrant une plus grande part au jeu ou à la participation on peut créer une ambiance plus propice au travail en commun, plus propice aussi à la convivialité et finalement une situation où les gens reviennent. A voir, à tester à essayer. Mais surtout se donner les moyens de ne pas faire sans arrêt dans la facilité et dans ce qu'on connais déjà.

Bref nous devons trouver des formes d'organisation qui soient conformes avec les principes qu'on défend.

Et d'ailleurs, parce qu'on travaille avec de l'humain, quelques points que l'on ne peut pas évacuer :
Chaque personne possède des besoins qu'elle exprime à sa manière, mais il sera souvent possible de sortir les besoins essentiels qui sont : trouver un équilibre affectif, être reconnu et exister. Ces trois points sont présent dans toutes les réunions et dans beaucoup de prises de parole. Lorsque ces besoins ne sont pas remplis, on créé une frustration et cette frustration est très négative. Les gens ont besoins de parler, plus que d'écouter d'ailleurs, ça questionne lorsque nous sommes en situation d'orateur où nous pensons que notre rôle est d'apporter aux autres. Ben peut être que notre premier rôle est d'écouter, de savoir s'effacer, rebondir quand c'est necessaire, mais se dire que les idées que l'on porte sont mieux intégrées lorsqu'elle viennent de la salle et que l'on rebondi dessus que lorsqu'elles viennent de soi. Or nous ne sommes pas là pour nous écouter parler, nous sommes là pour nous convaincre, et quoi de mieux que de voir une salle se convaincre toute seule... Seulement cela se reflechit et cela se prépare, il faut trouver les moyens de donner la parole aux gens et créer l'habitude de faire participer un maximum de monde. Surtout que.... Surtout que nous ne sommes pas là pour créer une relation de dépendance entre soi et la salle, genre : je sais tout écoutez moi, ne parlez pas vous ne pouvez pas avpoir d'idées si je ne vous les donne pas... Le piège, le piège parce que nous voulons l'émancipation et pas la dépendance, alors ne créons pas nous même ce que nous voulons combattre.

Dernier point de reflexion sur tout ça...
Un schema :

Voic ce que produit la frustration

ATTENTES > TENSION > BOUILLONEMENT/COLERE > ABANDON

Il ne s'agit pas seulement d'un débat politique, mais simplement du resultat de besoins non remplis.

Lorsque l'on écoute pas les gens, qu'on leur coupe la parole ou qu'on les écrase, les personnes vont passer par chaque stade. Les attentes, c'est quand il y a de l'espoir, la tension, on demande la parole, on veut participer, on veut être impliqué, puis vient la colère, la manifestation de son désaccord et finalement, on laisse tomber, on se referme sur soi. Il n'est d'ailleurs pas seulement question de politique, certains relations interpersonnelles tombent sous le même schema.
D'ailleurs aujourd'hui face au gouvernement, trop de personnes sont tombées dans l'abandon après des mobilisations sans précdents il y a quelques mois et années, l'expression de leur colère.

La question que nous devons nous poser est : comment revenir en arrière, recréer la flamme et le bouillonement et le transformer en un moteur de changement et de mobilisation.
On est en plein dans la méthode là....

Recréer la motivation, remplir à nouveau les besoins d'équilibre affectif et de reconaissance des gens. Recréer le bouillonnement en montrant la catastrophe qui se déroule sous nos yeux, mais surtout redonner un espoir, une sortie possible qui fasse se relever les têtes. Bref un cadre motivant, accompagné et agréable. Un cadre dans lequel tout redevient possible, le rêve en particulier.

Là il ne s'agit que de politique, pas de relation personnelle... Ces réponses là seront pour plus tard... Quand je les aurais moi même peut être.

Alors maintenant, en avant!


Mais tout ceci n'est pas le seul évènement de la journée... Il y en a un autre.

Ce matin : LA REVELLATION.

Tout a commencé sous la douche, ça a continué sur le chemin de la fédé...

J'ai trouvé une histoires à mes minouches.

C'est quelque chose, seulement quelques lignes, une trame d'histoire. Mais j'ai enfin trouvé quelque chose qui vaut la peine, quelque chose que je voulais faire, à la fois politique (un peu), social et avec beaucoup de "sentiments" et d'honneteté. Pas de schéma standard gentils méchants, pas de trucs simples genre le côté obscur de la force (bon si y a un truc un peu comme ça quand même au début). Chaque personnage possède sa franchise et ses principes, y a pas de, mais pourquoi est-il aussi méchant? PARCE QUE... Niet, chacun possède ses qualités et ses défauts et surtout chacun commet ses erreurs, de manière consciente et assumée. Parce qu'à cet instant il a fait ce qu'il pensait juste. Bref des personnages simples et compliqués en même temps, toujours intègres avec eux mêmes. Et c'est ça qui compte avec les minouches, ils sont entiers. Jusqu'au bout, ils sont entier et profondements honnêtes (même s'ils font des erreurs).

Sur les persos, j'en ai isolé trois principaux plus un quatrième que j'ai pas encore travaillé à fond alors qu'elle aura un rôle important et sera probablement un personnage majeur de l'ambiance. Plus que majeur d'ailleurs, il s'agira de la minouche la plus gentille et sensible qui tombera dans les pires extrèmes après s'être fait manipulée par le minouche auquel beaucoup pourront s'identifier... Mon objectif, interoger ce qu'on a à l'intérieur, je veux qu'en lisant la BD, on soit à la fois dégouté de ce qu'il s'y passe, des réactions des uns et des autres, qu'on ne veuille plus continuer de lire parce qu'il n'y a pas de happy end, que chacun subit des épreuves toutes plus dûres les unes que les autres. Et que pourtant à chaque fois on y revienne pour savoir la suite, pour voir ces petits chats faire face encore et encore et tenter de trouver des réponses qui leur permettent de rester eux même.

Dernier points, je ne voulais pas que les humains apparaissent dans la BD, j'ai changé d'avis... Les humains seront les seuls vrais méchants de l'histoire. Mais vraiment méchants, enfin en vérité simplement humains....


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