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Bon ben voilà, après animotion j'ai décidé de faire un vrai blog... Enfin vrai, genre, un truc ou je peux mettre mes boulots, vidéo, photos, textes et poèmes, images et tout et tout! Bon sûr comme d'hab c'est raconté à la Seb alors faut pas m'en vouloir

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La folie est une petite bête qui s'apprivoise

Et Antonn finit de gravir la montagne, l'épée de Fenn à la ceinture, celle qui le protégeait de la mort, mais pas de lui même. Le vent froid fouettant les quelques souvenirs qu'il avait emmené jusqu'ici. Voilà donc l'endroit où tout s'achève.

Et Antonn se présenta devant le dragon, vieille bête affalée dans la caverne du haut de la montagne des terres. Dernier espoir avant les incendies et la dévastation.

Et Antonn demanda de l'aide au dragon, comme il est dit dans les anciennes légendes, les protecteurs seront toujours là pour les terres.

Et le dragon ne répondit pas.

Et Antonn fut perdu.

"Dragon tu dois me répondre, je t'invoque au nom des ancêtre des terres, tu dois venir à notre aide."

Et le dragon ne répondit pas.

"Dragon tu es immortel, les terres t'appartiennent il te reviens de les défendre".

Et le dragon ne répondit pas.

"Dragon, je suis parti il y a longtemps pour te trouver. Je suis parti avec les personnes qui comptaient le plus pour moi. Je suis le porteur de l'épée de Fenn, celle qui me protège de la mort, je l'ai défiée à chaque pas et elle n'a jamais pu m'atteindre. Elle s'est vengée sur mes amis, je suis seul ici devant toi car tout le monde a été emporté. J'ai tout perdu pour arriver là, j'ai tout sacrifié au seul motif que je pensais pouvoir changer les choses. Et aujourd'hui, aujourd'hui je suis seul et tu n'existes plus. J'ai laissé mourir celle que je voulais protéger. Pour rien. Par ton silence tu me prends la dernière chose qui me reste. Par ton silence, tu m'annonces qu'il n'y aura plus de place pour le rêve, ni pour l'espoir. J'ai fermé mon coeur pour tenir tout le long du périple, j'ai le sentiment de ne plus exister aujourd'hui et toi, tu ne fais rien."

Et le dragon répondit.

Mais pas comme Antonn le souhaitait.

"Je suis le dernier des miens et je meurs. Je ne te serais d'aucune aide, ni pour toi ni pour les terres, sans l'avènement d'un nouveau dragon il faudra te défendre seul, mais l'épée de Fenn a été conçue pour cela".

Et Antonn dévisagea la bête immense, il ne ressemblait plus au dragon des légendes.

"Dragon, tu es immortel, tu ne peux disparaître, tu es le sage d'entre les sages, aide moi au moins, guide moi."

Et le dragon lui répondit.

"Je suis issu de la fin, et en cela le temps ne me trouve pas facilement, mais comme toute chose qui a commencé à exister un jour, même né de la fin, il existera un jour où disparaître. Je suis le plus sage d'entre les sages car les sentiments n'existent pas pour moi, je vois le monde dans sa pureté, sans que mon coeur ne m'obstrue la vue. Tu veux de mon aide, la voici : tu es venu jusqu'ici, le trajet importe plus que ton arrivée."

Et le dragon mouru.

Et Antonn s'effondra, il sorti et jeta l'épée de Fenn dans le vide. Puis il s'adressa à la mort.

"Viens me chercher, je suis le porteur de l'épée de Fenn mais je la rejette, tu m'as tout pris, je t'offre maintenant ce que tu as toujours voulu, je t'offre ma mort."

Et la mort lui répondit.

"Antonn, tu as jeté l'épée de Fenn, mais ce n'est qu'un outil, tu es le porteur, je ne peux pas te prendre, même si tu m'appelles. Mais je te le dis une nouvelle fois, prend ta mort, jette toi dans le vide et tout s'arrêtera."

Et Antonn se souvint des paroles de la mort, alors qu'elle entraînait chacun des ses amis, Je suis la mort et tu me défies, je ne peux pas t'atteindre mais je peux prendre tout ce qui compte pour toi, en continuant sur ton chemin tu les sacrifies un à un. Saute dans le vide et ils pourront vivre, arrête de me défier et ils pourront vivre.

Et Antonn n'avait jamais cédé.

Mais il s'approcha du bord.

"Tout ça pour rien".

Et Antonn ne sauta pas. Le monde n'existait déjà plus, les sentiments l'avaient quitté, il se contenta de descendre la montagne. Arrivé en bas, il retrouva l'épée de Fenn qu'il passa à sa ceinture.

Et Antonn jeta un oeil vers la montagne.

"Je te comprend dragon, sans sentiments le monde paraît limpide, je vois l'avenir aujourd'hui, mais dans cet avenir je ne m'y vois pas, car tout ce qui comptait à disparu, même le rêve le plus cher à mon coeur."

Et Antonn rentra au village, planta l'épée dans la pierre plate et se rendit au juge. S'accusant des crimes qui avaient fait basculer les terres dans la guerre, il fut condamné au bucher. Dernier service pour les terres, la paix revenait par son sacrifice.

Et  Antonn mouru de plein gré sur les flammes du bucher.

Et le soir une petite fille s'approcha du bucher.

"Antonn, il y a dix ans quand je suis née, j'ai été oubliée, car tu as sorti l'épée de la pierre plate le même jour, aujourd'hui j'ai dix ans et je suis oubliée à nouveau, car tu viens de disparaître dans les flammes. Mon existence a disparu dans la tienne, je n'existe pas pour ce monde."

Et la petite s'approcha des cendres. Et elle y ramassa un objet ovale, encore chaud, à la surface solide et bosselée.

Et la petite fille tenait dans sa main le prochain protecteur des terres, Antonn le dragon, né de la fin.



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