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Bon ben voilà, après animotion j'ai décidé de faire un vrai blog... Enfin vrai, genre, un truc ou je peux mettre mes boulots, vidéo, photos, textes et poèmes, images et tout et tout! Bon sûr comme d'hab c'est raconté à la Seb alors faut pas m'en vouloir

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Attation...

Vala... Je me garde encore jusqu'à la fin de la semaine pour prendre une décision définitive.... Mais après ce à quoi j'ai assisté ce soir, je me dis que y a de fortes chances pour qu'il se passe des choses....

Visiblement l'université n'est pas prête à aller au charbon, du moins pas dans le sens où nous l'entendons. Trop soucieux d'être les bons élèves du ministères, près à régler leurs affaires eux-même les voilà enferrés dans des situations et des objectifs ridicule et à termes liquidateurs pour l'université.

On nous dit qu'il faut gérer la misère, que face au manque de moyens criant il faut s'en prendre aux étudiants. Le ministère ne veut pas de mobilisation et il compte sur le président pour affaiblir l'UNEF et entraver toute tentative.

Stupide.

Alors qu'un front commun entre étudiant personnel et enseignant serait à même de faire changer le ministère d'avis, les voilà à rechercher le réalisme...

Le réalisme... Comme le disais un camarade, être réaliste il y a mille ans c'était croire que la tête était plate, être réaliste il y a cinq cent ans c'était admettre qu'un homme était l'élu de dieu sur terre pour gouverner une nation, être réaliste il y a trois cent cinquante ans, c'était admettre l'esclavage. L'histoire n'a pas porté chance aux réalistes, mais ça les réalistes ne s'en rendent jamais compte.

Pourtant, après une mobilisation sans précédent dans les transports, après les remous des franchises médicales, huit mois avant les élections, le gouvernement n'a pas intérêt à voir se créer une mobilisation étudiante, dans leur arrogance ils s'imaginent peut être pouvoir faire face à tout. Ils se trompent, le peuple uni ne sera jamais vaincu. seulement ça, ceux qui gère la misère de l'université ne veulent pas le voir.

Je suis jeune, je suis courageux, voilà la seule réponse qu'ils ont su donner... Ridicule encore. Je ne suis juste pas réaliste, en tout cas pas de la même manière qu'eux. Je suis réaliste de bien d'autres manières, l'éducation doit être gratuite, accessible à tous et permettre à chacun de réussir, qu'y a t'il de plus réaliste que ça? De plus naturel? Seulement voilà, les gens ont oublié ce naturel, ils regardent chez le voisin voir ce qu'il a de plus pour le lui enlever, il regardent par terre, allant d'eux même à l'abatoir.

Il y a six mois, 53% des gens ont dit : "tiens sympa le boucher" aujourd'hui ils vont se faire dépecer tranquilement, sans presque rien dire.

Seulement l'avenir pour l'université c'est quoi?
Avec deux enseignants sur trois qui ne seront pas renouvelés lors des départs à la retraite, c'est à terme une baisse de l'offre de formation ou une augmentation du budget (mince le ministère refuse de payer plus...), bref, c'est à terme une diminution de l'offre de formation ou la faillite et la disparition de l'université...

La question qui vaut la peine d'être posée est la suivante : les strasbourgeois sont-ils prêts à voir disparaître une université entière? Si la réponse est oui alors tout est perdu et même une mobilisation n'y pourra rien, si la réponse est non, alors tout est possible. Mais c'est bien dans ces termes que l'avenir se profile, la disparition d'une université entière...

Tiens ça me rappelle un tract de l'UNEF, un tract que j'avais écrit, pour lequel tout le monde disait, mais naaann, n'imp, ridicule. En particulier la première organisation de trahison des étudiants de Strasbourg, l'afges, ces crétins qui expliquait la réforme LMD en 10 points, la propagande de la droite. On disait des choses simples pourtant, on disait, si la réforme lmd s'accompagne d'une baisse de moyens, c'est tout le système d'enseignement supérieur qui sera mis en cause, ben voilà on y est, une université en faillite s'il n'y a pas de mobilisation, en faillite dans deux ans, si ce n'est pas demain. Mais peut être que dans deux ans, la réponse sera oui, peut être que dans deux ans les strasbourgeois seront prêts à voir l'université de sciences humaines de Strasbourg disparaître...

Et il y aurait encore beaucoup à dire...

Nous expliquions que l'université unique à l'heure actuelle n'était pas une bonne idée, car avec le gouvernement actuel cela conduirait à une baisse de moyens, mais aussi à une baisse des possibilités de pressions face au ministère, on est en plein dedans.

Y en a marre d'avoir raison contre tout le monde et de voir le monde s'effondrer de la manière dont on l'avait dit. Si seulement une fois une seule ils faisaient ce qu'on leur dit de faire.

Pffff liquidateurs...
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L
on est rentre dans une ere de pener fataliste" je l'entends de toutes parts "cest comme cela, on y peut rien!..." et cela en tout!..eh uoi, Zeb, il faudra malheureusement des larmes et du sang, que les gens "touchent le fond, encore plus" pour que les consciences se reveillent et la revolte gronde!....crois en  mon experience de la vie..il y des cycles comme cela où la lachete succede à la revolte et vice versa, et la meilleure volonte du monde et les meilleures idees du monde s''heurtent  à ces murs!....
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Z
Ca n'empèche pas d'essayer
H
J'aime bien cet excès de franchise dans ton antiréalisme...Sauf que tu as fait un excellent diagnostic de la situation : les gens ne veulent pas se mobiliser. Pour la bonne et simple raison qu'ils sont dégoûtés des manifs, dégoûtés de toute forme de mobilisation, et passablement intoxiqués par l'argument d'inéluctabilité dont la gauche a notoirement abusé ces dernières années. Ce qui est con quand on transforme les lycéens en zombies pour manifs, c'est qu'une fois étudiants ils deviennent carrément des fantômes, hantant la fac avec une plainte lugubre qui rappelle un temps où l'université était encore un ascenseur social... Pas de quoi contester la méchante université réaliste des mandarins où que sais-je encore (avec une vision aussi manichéenne de l'histoire que la tienne, c'est clair que la vie de tous les jours doit être une fête permanente : sache juste que les grecs d'Alexandrie calculaient déjà le rayon de la Terre, et trouvaient évident que la Terre soit "ronde", et ça, il y a 2500 ans).D'ailleurs dans ta longue litanie sur le dextrisme des temps présents, tu as oublié le TCE, qui a été rejeté par référendum, et qui sera quand-même adopté... Là, bizarre, on entend personne, pas même la gôche du non si bruyante en 2005, pourtant c'est vital, car la Mère de toutes les méssantes réfoooormes qui font peur, c'est bien la Tarentule nichée à Bruxelles que tout le monde vénère comme si elle avait inventé l'eau tiède, la roue, et la paix.Passons. Université unique ou pas, ce n'est pas en faisant "vroum vroum" que les voitures avancent, ni en prêchant la justice sociale, le droit-de-tout-un-chacun-de-faire-les-études-de-son-choix et mon cul sur la commode que l'Université va trouver de la thune. Il y a quand-même un truc qui s'appelle principe de réalité : si tu fonces dans un mur en pensant "le mur n'existe pas", ben ta mort sera peut-être moins douloureuse, ne manquera certainement pas de panache, mais tu seras quand-même mort. Inapte à réussir un master, en tout cas! La réalité c'est ce qui continue à exister quand on cesse d'y croire - le réalisme, ce n'est pas renier son projet politique, c'est juste admettre qu'il va falloir lutter contre la réalité pour le mettre en place. Or beaucoup de raseurs gratis sont très peu loquaces quand il s'agit de trouver le financement, ou sombrent dans la logorrhée "il faut faire payer les riches" (sauf que les riches, ils te nikent, leur argent peut quitter la France en moins d'une heure par la grâce de la mondialisation "inéluctable" - quant à la classe moyenne, oublie, elle est déjà prelévée à 60%).En même temps, je suis d'accord, avec un gouvernement qui fait 40 milliards de déficit* (là, l'orthodoxie libérale de l'europe n'y est pour rien), il n'y a de largent nulle part. Le seul problème, encore une fois, c'est que les zombies ont massivement voté aux deux tours, et que Sarkozy a fait un score confortable au second, avec la chienlit budgétaire dans son programme (on ne peut pas dire que son bouclier fiscal ou les franchises soient des coups de pute). Ben la révolution, le peuple n'en veut pas.Essaie encore!* ah oui, sur la dette : c'est le mécanisme le plus efficace disponible pour transférer l'argent des pauvres (TVA) vers les riches (détenteurs de bons du trésor). Donc l'université qui carbure au déficit public, c'est hors de question, surtout si c'est pour financer des diplômes de complaisance...
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Z
Hum défaitisme révolutionnaire... Il y a pleins de voies ouvertes entre le centre droit et le fascisme de gauche (enfin les rouges-bruns...)Tout n'est que question de volonté politique...