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  • : Bon ben voilà, après animotion j'ai décidé de faire un vrai blog... Enfin vrai, genre, un truc ou je peux mettre mes boulots, vidéo, photos, textes et poèmes, images et tout et tout! Bon sûr comme d'hab c'est raconté à la Seb alors faut pas m'en vouloir
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Hors Champ
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Pierre Lanier
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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 10:24
Je me suis marqué pilule sur la main droite
Je l'ai marqué en anglais
J'ai marqué pil
Je ne sais pas pourquoi

Je tiens mon texte dans ma main gauche
Quand je lis je tremble
Je ne sais pas pourquoi

Je tremble comme une feuille
Comme l'arbre
Le tremble
Comme l'arbre
Je ne perds pas mes feuilles en automne
Je les pose en été quand l'année est finie
Je n'aime pas perdre mes feuilles
Comme l'arbre
Je ne sais pas pourquoi

Quand j'écris, j'écris sur l'arbre
Quand j'écris je ne tremble pas
Je tremble seulement quand je lis
Je tremble seulement quand je crie
Je tremble quand le monde disparaît
Quand je lis
Je tremble quand je lis fort
Quand je lis les feuilles violentes
Celles de l'arbre mort
Pil en anglais
Je ne sais pas pourquoi

Les feuilles violentes font disparaître le monde
Quand je lis et quand j'écris
Je ne vois que l'arbre
Je ne sais pas pourquoi

Quand je lis
Le monde disparaît
Que moi et les feuilles
Que moi et l'arbre
L'arbre dans ma main gauche
Pilule sur ma main droite
En anglais
Comme l'arbre
Je ne sais pas pourquoi

Je tiens l'arbre dans ma main gauche
Massue de feuilles volantes
Marteau de feuilles violentes
Faire passer ma main droite
Pilule en anglais
Je ne comprends pas pourquoi

Je tiens un arbre mort dans la main
Il me fait disparaître le monde
Je rends hommage à l'arbre
Je tremble comme ses feuilles
Comme l'arbre avant de tomber
En anglais
Comme la pilule pour tenir l'arbre mort dans l'autre main
Je ne comprends plus pourquoi

Quand je lis c'est la mort
Le ciel disparaît
Comme l'arbre que je tiens dans ma main
J'ai marqué pil sur ma main
Comme l'arbre que je tiens par les feuilles
Je ne sais plus pourquoi

D'habitude je marque les choses sur ma main
Celles que je dois faire
Sur les feuilles volantes de l'arbre
Celles que je dois dire
Sur le tronc de l'arbre
Celles que je veux que le monde retienne
Sur mon tronc je n'écris rien
Je ne dois pas prendre la pilule
Je ne sais pas pourquoi

Quand je lis tout s'effondre
Toujours
Comme l'arbre
En anglais
Comme la pilule
D'abord on ne sait pas
Quand je lis je tremble
On sourit
Puis l'arbre s'effondre
Comme quand je lis
On tremble on ne sourit plus
Comme quand je lis
Comme l'arbre dans ma main gauche
Droit
Comme l'arbre
Mort
Sans mes feuilles
Comme moi
Comme quand je lis
Vous ne savez pas pourquoi.
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 11:20
Ce jeux où l'on peut jouer à deux ou à plusieurs.
Installé à la table de jeu
les victoires se font par paires, mais la plupart du temps il n'y a que deux gagnants.
Installés à la table de jeu
Parfois on ne joue que pour le plaisir, juste pour le jeu.
Installés à la table de jeu
On joue et on gagne à deux, on joue et l'un des deux gagne, mais alors l'autre perd, on joue et personne ne gagne, alors on continue à jouer, on joue et les deux perdent, alors c'est plus facile.
Installés à la table de jeu.
Carte après carte.
Installés à la table de jeu
L'attitude du joueur compte autant que les cartes qu'il pose devant lui.
Installés à la table de jeu
Il vient un moment où l'on pose ses dernières cartes.
Installés à la table de jeu
En espérant que le joueur d'en face pose ses cartes maîtresses
Installés à la table de jeu
On pose ses dernières cartes et l'on attend
Installés à la table de jeu
Et tout paraît simple et évident
Installés à la table de jeu
Mais le joueur d'en face ne joue pas
Installés à la table de jeu
Il se contente de redistribuer des cartes et le jeu continue
Installés à la table de jeu
Ce jeu dont on voudrait qu'il en finisse, plus importe le résultat
Installés à la table de jeu
Il arrive pourtant qu'on se lève et qu'on dépose ses cartes
Loins de la table de jeu
On y revient pourtant, alors même qu'on sait qu'on ne gagnera pas, on y reviens
Toujours à la table de jeu
Parce que c'est plus fort quoi qu'il arrive, le jeu attire plus que le reste
Installés à la table de jeu
Le reste disparaît de suite, il n'y a que le jeu et les cartes, posées une à unes, chacun à son tour. Et l'on sait qu'on ne gagne pas, et l'on pose sa dernière carte, une fois de plus, on surrencherit, encore et encore. Et l'on souhaite juste que le jeu en finisse. Mais il n'en finit pas. Et le jeu devient plus dûr. Parce que même lorsque l'on quitte la table de jeu, on n'attend que le moment d'y retourner. Parce que la douleur du manque est plus forte que la douleur d'un jeu qui n'en finit pas.
Installés à la table de jeu
On finit par se poser des questions sans réponses
Installés à la table de jeu
A découvert l'autre n'a qu'à poser sa dernière carte pour remporter
Installés à la table de jeu
Mais il distribue encore et encore
Installés à la table de jeu
Et le jeu n'en finit pas
Installés à la table de jeu
Parce que le joueur d'en face ne veut pas gagner, il veut juste jouer...
Il ne reste alors plus beaucoup d'options
Mais beaucoup de questions


Il faut parfois renverser la table et arrêter de jouer
Mais ça demande plus de courage que de continuer à poser ses cartes
Alors on s'installe à la table de jeu
Et on ne gagne pas


Mais la vie n'est pas une table de jeu


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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 23:03
Et Antonn finit de gravir la montagne, l'épée de Fenn à la ceinture, celle qui le protégeait de la mort, mais pas de lui même. Le vent froid fouettant les quelques souvenirs qu'il avait emmené jusqu'ici. Voilà donc l'endroit où tout s'achève.

Et Antonn se présenta devant le dragon, vieille bête affalée dans la caverne du haut de la montagne des terres. Dernier espoir avant les incendies et la dévastation.

Et Antonn demanda de l'aide au dragon, comme il est dit dans les anciennes légendes, les protecteurs seront toujours là pour les terres.

Et le dragon ne répondit pas.

Et Antonn fut perdu.

"Dragon tu dois me répondre, je t'invoque au nom des ancêtre des terres, tu dois venir à notre aide."

Et le dragon ne répondit pas.

"Dragon tu es immortel, les terres t'appartiennent il te reviens de les défendre".

Et le dragon ne répondit pas.

"Dragon, je suis parti il y a longtemps pour te trouver. Je suis parti avec les personnes qui comptaient le plus pour moi. Je suis le porteur de l'épée de Fenn, celle qui me protège de la mort, je l'ai défiée à chaque pas et elle n'a jamais pu m'atteindre. Elle s'est vengée sur mes amis, je suis seul ici devant toi car tout le monde a été emporté. J'ai tout perdu pour arriver là, j'ai tout sacrifié au seul motif que je pensais pouvoir changer les choses. Et aujourd'hui, aujourd'hui je suis seul et tu n'existes plus. J'ai laissé mourir celle que je voulais protéger. Pour rien. Par ton silence tu me prends la dernière chose qui me reste. Par ton silence, tu m'annonces qu'il n'y aura plus de place pour le rêve, ni pour l'espoir. J'ai fermé mon coeur pour tenir tout le long du périple, j'ai le sentiment de ne plus exister aujourd'hui et toi, tu ne fais rien."

Et le dragon répondit.

Mais pas comme Antonn le souhaitait.

"Je suis le dernier des miens et je meurs. Je ne te serais d'aucune aide, ni pour toi ni pour les terres, sans l'avènement d'un nouveau dragon il faudra te défendre seul, mais l'épée de Fenn a été conçue pour cela".

Et Antonn dévisagea la bête immense, il ne ressemblait plus au dragon des légendes.

"Dragon, tu es immortel, tu ne peux disparaître, tu es le sage d'entre les sages, aide moi au moins, guide moi."

Et le dragon lui répondit.

"Je suis issu de la fin, et en cela le temps ne me trouve pas facilement, mais comme toute chose qui a commencé à exister un jour, même né de la fin, il existera un jour où disparaître. Je suis le plus sage d'entre les sages car les sentiments n'existent pas pour moi, je vois le monde dans sa pureté, sans que mon coeur ne m'obstrue la vue. Tu veux de mon aide, la voici : tu es venu jusqu'ici, le trajet importe plus que ton arrivée."

Et le dragon mouru.

Et Antonn s'effondra, il sorti et jeta l'épée de Fenn dans le vide. Puis il s'adressa à la mort.

"Viens me chercher, je suis le porteur de l'épée de Fenn mais je la rejette, tu m'as tout pris, je t'offre maintenant ce que tu as toujours voulu, je t'offre ma mort."

Et la mort lui répondit.

"Antonn, tu as jeté l'épée de Fenn, mais ce n'est qu'un outil, tu es le porteur, je ne peux pas te prendre, même si tu m'appelles. Mais je te le dis une nouvelle fois, prend ta mort, jette toi dans le vide et tout s'arrêtera."

Et Antonn se souvint des paroles de la mort, alors qu'elle entraînait chacun des ses amis, Je suis la mort et tu me défies, je ne peux pas t'atteindre mais je peux prendre tout ce qui compte pour toi, en continuant sur ton chemin tu les sacrifies un à un. Saute dans le vide et ils pourront vivre, arrête de me défier et ils pourront vivre.

Et Antonn n'avait jamais cédé.

Mais il s'approcha du bord.

"Tout ça pour rien".

Et Antonn ne sauta pas. Le monde n'existait déjà plus, les sentiments l'avaient quitté, il se contenta de descendre la montagne. Arrivé en bas, il retrouva l'épée de Fenn qu'il passa à sa ceinture.

Et Antonn jeta un oeil vers la montagne.

"Je te comprend dragon, sans sentiments le monde paraît limpide, je vois l'avenir aujourd'hui, mais dans cet avenir je ne m'y vois pas, car tout ce qui comptait à disparu, même le rêve le plus cher à mon coeur."

Et Antonn rentra au village, planta l'épée dans la pierre plate et se rendit au juge. S'accusant des crimes qui avaient fait basculer les terres dans la guerre, il fut condamné au bucher. Dernier service pour les terres, la paix revenait par son sacrifice.

Et  Antonn mouru de plein gré sur les flammes du bucher.

Et le soir une petite fille s'approcha du bucher.

"Antonn, il y a dix ans quand je suis née, j'ai été oubliée, car tu as sorti l'épée de la pierre plate le même jour, aujourd'hui j'ai dix ans et je suis oubliée à nouveau, car tu viens de disparaître dans les flammes. Mon existence a disparu dans la tienne, je n'existe pas pour ce monde."

Et la petite s'approcha des cendres. Et elle y ramassa un objet ovale, encore chaud, à la surface solide et bosselée.

Et la petite fille tenait dans sa main le prochain protecteur des terres, Antonn le dragon, né de la fin.



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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 21:49
 

Rendre des comptes politiques et rendre des compte poétiques et rendre le compte de la conperférence et , et , et , c'est déjà de la politique de la poésie.

Julien Blaine, Performance et politique, Julien Blaine art Julien politique Blaine engagement Julien Blaine une autre forme de peau lithique que la politique engagement Blaime devant 18, devant 18 le 26, devant 18 en octobre, en pleine salle 18 pleine engagement art et politique Julien Blaine salle pleine de public, salle pleine de performer, salle pleine de Blaine, pleine de maux, pleine du 26 octobre de l'année.

- déroulé général -

Présenta©tion Blaime puis présentat©tion Blaine puis performé Blaine, puis Blaine et Blaine et peau lithique de Blaine sans habits, et Blaine sans questions ne serait pas politique. Mais pas de politique pas de poésie pas comme ça pas en long, pas en continu, pas en déroulé, EN THEME ! EN THEME ! Politique par thème, poésie par thème pas par déroulé!


- Thématiques -

  • 1 Blaine

  • 2 politique par le corps du mot

  • 3 autre politique ment que la politique ?


Julien Blaine, né Blaine, rendu poête, 10 ans de Blaine, 10 ans d'adjoint, 10 ans à Marseille, 10 ans politicien? POLITICIEN ? 10 ans politique politicienne culture de la cutlure à Marseille, culture de la culture marseillaise à Marseille ? En 10 ans Blaine pousse plus de musées Blaine qu'en 30.000 ans, engrais Blaine culturel Blaine efficace Blaine. Friches rendues publiques, friches Marseille rendues culturelle, friches industrielles pousse Blaine, pousse atelier théâtre, studio musique, Blaine à la culture pour Marseille, Blaine pousse la culture de Marseille pour Marseille en 10 ans. Mais Blaine blaime aujourd'hui, blaime des appareils, tout pris, tout pris, à Marseille, politique politicienne a tout pris après Blaine, culture politicienne après Blaine, pas pendant Blaine, culture politicienne événements culturel pour être élu, ré-élu, pas pour pousser la culture Blaine de Marseille, pas du Blaine aujourd'hui, autre ment, politique politicienne rend blaime Blaine.

Changer le monde, acte du poête Blaine, changer les mots, les mots Blaine changent le monde, les mots Blaine veulent changer le monde, ça prend du temps, Blaine, c'est le Blaim, ça prend du temps, pas au printemps, plus loin que les poêtes. Poête Blaine peut changer les consciences, contact des mots, contact du corps, mots vivant changent les gens, son Blaine dans le geste dans le corps dans l'espace dans le mot dans le peuple dans cet espace dans la rencontre politique poétique. Pas de savoir mort, pas de livre mort, pas de conférence morte, seule rencontre vivante est vivante est Blaine par les mots vivants. Changer danss l'espace,dansslemonde,dansslessmots, danssledanger à éviter, éviter les TRO p. TRO pintelligent, pas com/préhen/ssible, pas de changement du monde, pour changer doit compris. TRO pidiot, pas sss/érieux, pas de changement du monde, pour changer doit être sérieux. TRO pthéâtrale, pas ass/ssez réel, pas ass/ssez de naturel, pas de changement du monde, trop /P/OLITICIEN, trop faux, pour changer doit être honnête. TRO pde monologue pour cabaret à touriss/te, pas ass/ssez de lien dans le réel, pas de changement du monde, pour changer doit être lié au réel. Eviter les dangers des TRO pmots qui ne changent pas le monde. Mots sûr le monde changent. Artistes pouêtes Blaine changent le monde, artiste pouet, regard pouet du monde sur l'artiste, regards du monde sur l'artiste fou, regards du monde sur l'artiste pouet pouet, dangers des mots dans l'imposture, change pas dans la posture.

Politique autre que la politique ment? Mauvais aspects, POLITICIENS!, !imposent, POLITICIENS!, !choisissent pour les autres, POLITICIENS, !détiennent des !postes. ???Question??? Blaine vocifère, Blaine faut s'y faire, peau lithique de Blaine sans habits dans la rue, Happenings Blaine participation obligatoire du public. !POESIE POLITICIENNE? !POSTURE POLITICIENNE? !QUELLE PLACE A LA LIBERTE DU !SPECTATEUR, impose la peau lithique sans habits, impose l'espace plein de mots, impose le hurle de Blaine. POESIE POLITICIENNE?


Pas son problème d'inculture, question inculture uniforme Blaine, pas son problème, problème politique Blaine, réponse à la question pas de problème Blaine, question sur la question, question reste question, reste Blaine, que reste t-il, pas le problème. Question politique Blaine desespoir, pas desespérance, mais question quand même, art et politique pas le problème, question sur question, que reste t-il de Blaine

Bye Bye la perf...?

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Published by Sébastien - dans Textes
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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 16:09

Alors voilà, pas mal de neuf. En rentrant chez moi ce matin (en vrai il était plutôt  treize heures, mais bon vu que je venais de me lever...) ça m'a pris comme ça, le rythme du vélo, l'esprit ouvert (le mot ouvert convient pas, mais je sais pas quel mot irait, receptif ce serait mieux, mais receptif ça fait genre j'ai l'inspiration qui vient du dehors et c'est pas vrai. Bref je dois trouver un mot qui aille mieux pour exprimer comment on est quand on fait attention à ce qu'il se passe, qu'on est ouvert à sa propre inspiration et que tous les neurones se mettent en marchent dans le but de créer - aware peut être???) et là : pouf je fais un nouveau texte en direct sur mon vélo.

Bon le style c'est genre Patrick DUBOST (schéma de lecture, respiration entre les lignes pas pendant une ligne. Sauf pour les questions, respiration avant imagination et prononcer la question avec le souffle qui vient du ventre)

Tu produis

Tu produis et tu reproduis

Tu reproduis ce que tu connais déjà.

Tu te bases sur des schémas connu, pour produire

Tu reproduis des schéma déjà connu.

Tu produis déjà, mais sur des schémas connu.

Où est l'imagination?

Tu produis et reproduis des schémas déjà connus

Tu produis et reproduis des schémas connu

Tu produis déjà.

Tu produis du temps, sur un schéma déjà connu.

Tu reproduis un schéma d'un temps déjà connu

Tu produis et reproduis un schéma connu

Où est l'imagination?

Tu inventes

Tu crée

Tu invente une création basée sur un schéma que tu connais déjà

Tu produis quelque chose sur un schéma que tu connais déjà

tu reproduis un schéma que tu connais déjà

La chose que tu produis tu la connais déjà

Où est l'imagination?

Tu invente une chose, un monstre

Tu produis un monstre

Tu lui donne deux yeux

Tu le connais déjà

Tu produis un monstre sur la base d'un schéma que tu connais déjà

Tu reproduis un schéma que tu connais déjà

Où est l'imagination?

Tu imagine un extra-terrestre

Avec des tentacules à la place des jambes

Des oreilles sous le menton

Les tentacules, les oreilles, le menton tu les connais déjà

Tu produis un extraterrestre que tu connais déjà

Sur la base d'un schéma que tu connais déjà

Tu reproduis un schéma que tu connais déjà

Où est l'imagination?

Tu produis

Tu produis et tu reproduis

Tu reproduis ce que tu connais déjà.

Tu te bases sur des schémas connu, pour produire

Tu reproduis des schéma déjà connu.

Tu produis déjà, mais sur des schémas connu.

Où est l'imagination?

Tu produis déjà

Tu produis le déjà

Tu produis le temps sur un schéma que tu connais déjà

Tu connais déjà car tu l'as créé sur un schéma que tu connais

Tu reproduis le temps

Tu reproduis un schéma que tu connais déjà

Où est l'imagination?

Tu imagine

Pour imaginer tu utilise des mots que tu connais déjà

Tu raconte le temps avec des mots que tu connais déjà

Un schéma que tu connais déjà

Tu produis du temps avec un schéma que tu connais déjà

Tu reproduis un schéma que tu connais déjà

Où est l'imagination?

Tu créé

Tu crée un mot que tu ne connais pas

Tu crée un nouveau mot que tu ne connais pas

Pour expliquer ce mot tu utilise des mots que tu connais déjà

Tu explique ton mot inconnu avec un schéma que tu connais déjà

Tu reproduis un schéma que tu connais déjà

Où est l'imagination?

Tu invente un mot que tu ne connais pas

Tu crée des mots que tu ne connais pas pour expliquer ce mot que tu ne connais pas

Tu ne comprens pas les mots que tu as crée

Pour comprendre ces mots tu les associes à des images que tu connais déjà

Tu utilise des images d'un schéma que tu connais déjà

Tu reproduis un schéma que tu connais déjà

Ou est l'imagination?

Tu invente un mot que tu connais pas

Tu invente des mots que tu ne connais pas pour l'expliquer

Tu associe ces mots à des images que tu ne reconnais pas

Tu imagines

Tu imagines un schéma nouveau que tu ne connais pas

Tu produit un schéma nouveau que tu ne comprend pas

A quoi sert l'imagination?

Tu crée un nouveau schéma que tu ne comprend pas

Tu t'y habitue

Tu fini par connaître ce schéma

Tu as imaginé un schéma nouveau

Tu as compris ce schéma nouveau

Tu peux désormais utiliser ce schéma nouveau pour produire des choses que tu ne connais pas

Comment créer l'imagination?

Tu veux faire partager ce schéma nouveau

Tu veux faire partager ton imagination en expliquant ton schéma nouveau

Pour le faire comprendre tu utilise un schéma connu par les autres

Les autres comprennent ton schéma sur la base d'un schéma déjà connu

Les autres reproduisent un schéma qu'ils connaissent déjà.

Les autres détruisent ton imagination en utilisant un schéma déjà connu

Comment détruire l'imagination?

Tu crée un schéma nouveau

Pour le faire partager aux autres tu utilise ton schéma

Les autres ne comprennent pas

Tu leur apprend ton schéma avec un schéma qu'ils ne connaissent pas

Tu leur apprend un nouveau schéma qu'il ne connaissent pas

Tu leur apprend ton imagination

Où est LEUR imagination?

Tu veux apprendre aux autres à imaginer

Tu utilise un schéma qu'ils ne comprennent pas

Tu ne leur apprend pas ton schéma qu'ils ne comprennent pas

Ils ne te comprennent pas

Tu ne comprends pas qu'ils ne te comprennent pas

Ils s'en vont et te laisse seul avec ton imagination

A quoi sert l'imagination?

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 11:58

Court, je viens de relire un texte de paulo Coehlo, c'est fou ce qui traine dans ma chambre... Et donc là flash, je vais faire une nouvelle video et un nouveau texte! Sur Sarko, évidemment...

Et puis aussi une autre idée, ça s'appelle les aventures du capitaine Frimousse. J'en dis pas plus pour le moment, on verra si je m'y mets sérieusement.

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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 00:05

Arf y me faut vraiment les vidéo de jeudi dernier...

Pour info, il se lit en respirant à chaque virgule. Ca donne un rythme, mais vous verrez ça si j'arrive à mettre la main sur quelqun qui a filmé...

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Crois, crois, crois en moi, crois en moi, crois en moi et ne crois pas en toi, crois en moi qui suis tout et ne crois pas en toi qui n’est rien, crois en moi et ne crois pas en l’homme car l’erreur est humaine et tu ne dois pas croire en l’erreur, crois en moi et ne crois pas en toi qui n'est rien, crois en moi et ne crois pas en la vie car la vie te trahiras, crois en moi et crois en la mort et ne crois pas en la vie car la vie m’a trahi. Crois en moi qui suis tout, crois en moi qui suis revenu de la mort sur la croix. Crois en moi qui suis tout et ne crois pas en toi qui n’est rien, crois en moi pour être quelque chose, crois en moi autant que je ne crois pas en toi, ne crois pas en l’humain car l’erreur est humaine et tu ne dois pas croire en l’erreur. Crois en moi et croise le fer avec mes ennemis, crois en moi et crois en la mort, crois en moi qui suis revenu de la mort sur la croix, ne crois pas en la vie car la vie te trahira comme elle m’a trahie. Croise le fer avec mes ennemis et crois en la mort car dans la mort c’est moi qui jugerais si tu es quelque chose ou si tu n'es rien et crois en moi qui suis tout et ne crois pas en toi qui n’est rien. Croise le fer avec mes ennemis que les croassements des corbeaux les conduisent à moi. Crois en moi et crois en la mort et dans la mort tu seras quelque chose si tu es mort pour moi. Croise le fer avec mes ennemis, crois en moi qui suis revenu de la croix, crois en moi et crois en mes blessures qui restent de ma mort sur la croix, crois en moi et crois en la croix qui m’a porté. Crois en moi et crois en la mort et croise le fer avec mes ennemis et crois pour que je croie en toi. Crois en moi et crois en la croix et tu seras peut-être quelque chose. Crois en moi et crois en la mort et crois en la croix et ne crois pas en toi et ne crois pas en l’humain et ne crois pas en la vie mais crois en moi. Crois en la croix et fais croître la croix sur le monde. Fais croître la croix sur ceux qui ne croient pas en moi. Fais croître la croix sur la terre et asservi le monde à la croix. Crois en moi et ne crois pas en toi, crois en moi qui suis tout et ne crois pas en toi qui n'est rien. Crois en moi et meurs devant la croix et meurs pour la croix et meurs pour moi. Crois en moi autant que je ne crois pas en toi. Ne crois pas en toi qui n'est rien, ne crois pas en l'homme qui erre sans la croix, ne crois pas en la vie qui m'a trahi. Crois en moi et crois en la croix et crois en la mort. Crois en moi et crois en la croix et crois en la mort, crois en moi et crois en la croix et crois en la mort.

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 12:18

Mon désormais très célèbre texte sur Sarko... Celui qui avait été censuré sur blogspirit il y a quelques mois...

Là aussi, si y a des vidéos de la soirée de jeudi dernier... Comme ça je peut faire un live

 

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Je suis Nicolas Sarkozy


Une fois que je serais au pouvoir

Chacun pourra s’exprimer

Et seuls les imbéciles peuvent croire que

Je ne respecterais pas les individus

Il est aujourd’hui évident que

Défendre la démocratie et la justice sociale

Contre ceux qui sont en train de

Mettre à bas l’égalité et la fraternité

Je me porterais candidat en 2007 pour la présidence de la république afin de

Garantir la loi

Du système social que nous connaissons et

En finir avec tous les effets

De la délation

Ou la logique

Communautariste

A laquelle il faut préférer la démarche

Républicaine

Je m’oppose à la devise

Arbeit macht frei,

Le travail c’est la liberté

Je le dis et je le répète

La lutte contre le fascisme

Pour mettre fin à

La discrimination

Et favoriser

L’intégration

Permette de mettre un terme à

La guerre contre la jeunesse menée aujourd’hui

Quand j’assumerais le pouvoir, je ferais tout pour que

Soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d’influence

Je ne permettrais d’aucune façon que

Nos enfants meurent de faim

J’accomplirais mes dessins, même si

Les réserves économiques se vident complètements

J’exercerais le pouvoir afin que

Vous comprenez qu’à partir de maintenant

Je suis Nicolas Sarkozy

J’incarne la nouvelle politique


Pardon, j’ai lu mon discours à l’envers...

 

(reprendre depuis la fin jusqu'au début)

 

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 10:49

Alors voilà, ça c'est un texte qui a fait beaucoup d'yeux mouillés il y a quelques jours. Peut être si quelqun a une vidéo de la soirée jpourrais la mettre en ligne, histoire de l'avoir en live

Bon c'est un peu long mais c'est mon texte de poésie sonore préféré.

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J’ai l’habitude de traverser la ville plusieurs fois par semaine, mais j’aime bien. J’aime bien traverser la ville cinq à six fois par semaine, j’aime bien traverser la ville à pied. Je marche, je marche à pied et j’aime bien. J’aime bien traverser la ville à pied cinq à six fois par semaine avec mon sac. J’aime bien avoir mon sac sur le dos. J’aime bien traverser la ville à pied cinq à six fois par semaine, il fait un peu froid, mais j’aime bien, j’ai froid parce que j’ai pas de chemise, mais c’est pas grave parce que mon sac sur mon dos il me tiens chaud, c’est pour ça que j’aime bien mon sac de cinquante kilos pour traverser la ville à pied torse nu cinq à six fois par semaine comme ça même si j’ai froid, mon sac il me tient chaud. J’aime bien traverser la ville à pied cinq à six fois par semaine avec un sac de cinquante kilos sur le dos, c’est dur parfois parce qu’avec les pieds nu ça fait un peu froid, c’est dur parce qu’il y a de la neige mais j’aime bien. J’aime bien traverser la ville pieds nu cinq à six fois par semaine avec un sac de cinquante kilos sur le dos, j’aime bien, c’est dur parce qu’il y a l’autre qui marche à côté de moi, il est habillé lui, c’est dur parce que l’autre il me frappe quand je vais pas assez vite, mais c’est pas grave parce que j’aime bien traverser la ville pieds nu cinq à six fois par semaine avec un sac de cinquante kilos sur le dos, j’aime bien, c’est pour ça que je le fais, c’est dur parfois en hiver quand il fait froid et que le chien de l’autre me mord les mollets, mais c’est pas grave parce que j’aime bien, j’aime bien c’est pour ça que je le fais, si j’aimais pas je le ferais pas, l’autre aussi il dit que j’aime bien, tout le temps il le dit, tout le temps il dit t’aime bien ça, t’aime bien traverser la ville avec ton sac, s’il le dit c’est que c’est vrai, j’aime bien, j’aime bien puisqu’il le dit, j’aime bien traverser la ville cinq à six fois par semaine avec mon sac sur le dos, j’aimerais bien faire plus, mais c’est difficile parce que avec les coups, des fois je peux pas marcher, alors je peux pas traverser la ville, mais je me dépêche d’aller mieux pour pouvoir marcher à nouveau, j’aime bien marcher les pieds nu dans la neige, j’aime bien sinon je le ferais pas, si je le fais c’est parce que j’aime bien, y en a qui aime pas, alors ils le font pas, ceux qui aime ils le font ceux qui aiment pas ils le font pas. L’autre jour, y en a un qui a plus aimé, il aimait bien avant alors il le faisait aussi, et puis il a plus aimé alors il a arrêté. Il aimait de moins en moins il faisait plus que quatre fois la traverser de la ville. L’autre il me disait, regarde, lui il aime plus, il fait plus que quatre fois la traversé, mais toi tu aime bien alors t’en fais plus. Et comme il aimait pas, il en faisait moins, et puis à un moment, il aimait plus du tout, alors il a arrêté. Et puis comme il a arrêté, nous on a arrêté de le voir. Mais moi j’aime bien, j’aime bien qu’on me voit traverser la ville pieds nu cinq à six fois par semaine, j’aime bien qu’on me vois, j’aimerais pas qu’on me voit plus, j’aimerais pas qu’on arrête de me voir, c’est pour ça que je continue, pour qu’on me voit encore, parce que ceux qu’on voit plus, on les voit plus jamais. Et moi je veux qu’on me voit encore, même si pour ça je dois traverser la ville pieds nu cinq à six fois par semaine avec un sac de cinquante kilos sur le dos, c’est pour ça que j’aime bien, j’aime bien qu’on me voit, parce que tant qu’on me voit ça veut dire que je suis là et j’aime bien être là.

 

Et plus tard j’aimerais raconter, j’aimerais raconter mais pour ça je dois être là, je dois être là plus tard, c’est pour ça que j’aime bien mon sac de cinquante kilos sur mon dos, tant que j’aime traverser la ville cinq à six fois par semaine je suis là, je serais là pour raconter, si je suis pas là personne croira. Personne croira, c’est pour ça que j’aime traverser la ville, pour pouvoir dire, j’aimerais pouvoir montrer, raconter, personne croirait si je montrais pas, j’aimerais pas qu’on oublie plus tard, c’est pour ça que je dois être là, c’est pour ça que j’aime traverser la ville cinq à six fois par semaine, pour dire et pour raconter, pour dire et pour plus que ça recommence, j’aime bien, mais c’est dur, c’est dur c’est comme si j’aimais de moins en moins, l’autre qui marche à côté de moi il le dit, il le dit que j’aime plus ça que je fais plus que six traversée alors qu’avant j’en faisais dix, je lui dit que j’aime bien et j’aime bien, je comprends pas pourquoi j’en fais moins, j’aime bien, j’aime bien être là, je voudrais pas qu’on me voit plus. Je veux raconter. Je veux pas qu’on m’oublie.

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Published by Sébastien - dans Textes
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