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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:50
... Puisque c'est l'actualité du moment...

1 - Une brève histoire de l'OTAN


L'OTAN a été fondée en 1949. Il s'agissait alors d'un traité de défense commune des états-unis et des pays d'Europe de l'Ouest contre une éventuelle attaque du bloc soviétique. Le principe de l'alliance est celle de la défense mutuelle, si un des pays membre est attaqué les autres pays lui doivent assistance.

De part sa création, l'OTAN ne devait intervenir qu'en cas d'attaque d'un des pays membre et devait être dissoute à la disparition de la menace du bloc soviétique.


En 1989, l'OTAN aurait du disparaître... Elle s'est au contraire renforcée et a beaucoup évoluée.


Cette évolution s'est faite dans trois directions : d'une part du côté de la portée globale, d'autre part du côté de la défense « préventive » et enfin du côté de la protection des intérêts des pays membres en plus de leur sécurité.

1.1 Portée globale


Concernant la portée globale, l'OTAN a pour ambition de devenir le « gendarme » du monde. Abandonnant la défense de zone elle s'oriente vers la projection globale. Elle s'est donnée pour objectif de pouvoir mobiliser et faire intervenir plus de 300 000 soldats dans n'importe quelle zone du monde. Cela passe donc dans l'installation de bases de l'OTAN avec tout le matériel à disposition pour une intervention à courte portée. L'OTAN cherche donc un large développement vers l'est et dans le pacifique à travers de nouvelles intégrations ou des partenariats renforcés. Chaque contrat signé avec un pays est l'occasion d'installation d'une ou de plusieurs bases, radars et silo de missiles.

 


1.2 Défense préventive


La défense « préventive » est un autre credo de l'OTAN. On en a vu la signification très récement. Ainsi, même si aucun pays membre de l'OTAN n'est attaqué, l'OTAN peut intervenir contre un pays s'il considère que ce pays peut représenter une menace pour sa sécurité ou ses intérêts. L'OTAN quitte son rôle d'organisation de défense pour devenir officiellement une organisation d'attaque. C'est ce principe qui a conduit à la guerre en Irak, et qui est mis en avant pour une intervention en Iran.

 


1.3 Au service des intérêts


Enfin concernant la défense des intérêts des pays membres. L'OTAN devait initialement défendre la sécurité des états membres. Officiellement, elle s'est toujours contenté de ce rôle jusqu'en 1999. En effet, c'est à cette date, puis cela a été réaffirmé lors du sommet de Riga en 2006, que l'OTAN envisage le fait que l'approvisionnement énergétique constitue un point important de la sécurité des états membres. La guerre pour défendre des couloirs énergétiques devient donc une des raisons d'être officielle de l'OTAN. Cette prise de position a par ailleurs abouti à la demande d'entrée dans l'alliance de nombreux pays de l'Est dont l'approvisionnement énergétique dépend de la Russie.


Officiellement l'OTAN est une organisation militaire défendant la sécurité et les intérêts économiques des pays membres en se donnant comme objectif un contrôle total sur tout le territoire de l'Eurasie.


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Note : «C’est en Eurasie que se trouvent les pays politiquement les plus dynamiques et les mieux capables de s’imposer. Tous les candidats historiques au pouvoir mondial venaient d’Eurasie. Les candidats à l’hégémonie régionale les plus peuplés, la Chine et l’Inde, sont situés en Eurasie, comme tous les challengers politiques et économiques potentiels des Etats-Unis. C’est là que se trouvent les six plus importantes puissances économiques et militaires après les Etats-Unis, toutes les puissances nucléaires déclarées sauf une et toutes les puissances nucléaires non déclarées sauf une. L’Eurasie représente 75% de la population mondiale, 60% du produit mondial brut et 75% des ressources énergétiques mondiales. La puissance potentielle de l’Eurasie prise dans son ensemble dépasse celle des Etats-Unis.
L’Eurasie est un supercontinent qui constitue un axe du monde. Une puissance qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence décisive sur deux des trois régions du monde les plus productives économiquement, l’Europe de l’Ouest et l’Asie de l’Est. Un coup d’œil sur une carte suggère également qu’un pays dominant l’Eurasie contrôlerait presque automatiquement le Moyen-Orient et l’Afrique. L’Eurasie représentant maintenant un échiquier géopolitique déterminant, il ne suffit plus d’élaborer une politique pour l’Europe et une autre pour l’Asie. Ce qui se passe dans la répartition du pouvoir sur le continent eurasien aura une importance décisive sur la suprématie mondiale de l’Amérique et son héritage historique.»

Extrait de Zbigniew Brzezinski,
A Geostrategy for Eurasia, Foreign
Affairs, septembre/octobre 1997

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1.4 Les opérations militaires


En regardant de près les opérations militaires menées par l'OTAN les choses deviennent plus claires.

Durant toute la durée de son existence avant la chute du bloc soviétique, l'OTAN n'a mené officiellement aucune action militaire. En terme de défense de la sécurité des pays membres de l'OTAN, aucun n'a été engagé dans une guerre demandant l'appui ou l'engagement de l'OTAN. Ce n'est que lorsqu'il a été envisagé le concept d'attaque préventive et la défense des intérêts économiques des pays membres que l'OTAN a commencé à réellement agir.


En Yougoslavie. L'OTAN a commencé son intervention sous couvert d'action humanitaire. Attaquant un des pays membres des Nations Unies sans qu'il n'y ait eu d'agression de ce pays, d'après les conventions internationales l'action était illégitime et illégale. L'ONU a cependant avalisé l'intervention de l'OTAN en votant une résolution autorisant l'OTAN à intervenir en dehors du cadre des Nations Unies. C'est ce qu'a fait l'OTAN en pénetrant au Kosovo.

Au bilan :

–    plus de 2000 civils tués
–    plus de 6000 civils blessés
–    plus de 700 000 réfugiés
–    plus de 30 tonnes d’Uranium Appauvri et d’autres déchets nucléaires
–    plus de 150 000 tonnes de pétrole échappées des raffineries bombardées de Novi Sad et Pancevo
–    plus de 300 kg de pyralène échappé de transformateurs bombardés
–    destruction de 5 aéroports, 60 ponts, 30 cliniques, 20 hôpitaux, 190 écoles, 300 usines, 2 raffineries de pétrole, 4 tours de télévision, 3 studios de télévision, 15 chars et quelques avions : les frappes chirurgicales...


Mais la suite est plus intéressante...


La première incursion au Kosovo a été faîte par les russes, la seconde par les soldats de l'OTAN, la troisième par les compagnie américaines des mines et du pétrole.


Les découvertes ont été intéressantes :

L’argent, le chrome, le bore, le tungstène, le plomb, le zinc (42,2 millions de tonnes), le nickel, le cobalt (13,3 millions de tonnes), la magnésite (5,4 millions de tonnes), la bauxite (1,7 million de tonnes), l’iridium et le germanium ne sont que quelques-unes des ressources minières constatées jusqu’ici au Kosovo-Metohija.


Les seules réserves de lignite de qualité supérieure à faible teneur en soufre sont évaluées à 14 milliards de tonnes, ce qui, étant donné l’utilisation actuelle, suffira pour les 200 prochaines années et les réserves de chrome représentent 20% des réserves mondiales.


En outre, on a découvert des réserves importantes de schiste bitumeux, réserves qui sont également abondantes dans le sud de la Serbie à proximité du village de Subotinac dans la commune d’Aleksinac. La technologie de l’extraction du schiste bitumeux est bien développée aujourd’hui dans le monde. Les spécialistes supposent la présence de pétrole et de gaz sous l’épaisse couche de schiste bitumeux et pensent qu’il s’agit d’un prolongement du «filon de la Caspienne» qui s’étend jusqu’à l’Adriatique en passant par l’Albanie. On en parle déjà ouvertement. Ainsi, dans un communiqué de presse du 10 janvier, la Manas Petroleum Company a rendu publics les résultats d’une évaluation des ressources effectuée par Gustafson Associates LLC : On aurait découvert dans le nord de l’Albanie d’importants gisements de pétrole et de gaz dont le volume est évalué à 2987 milliards de barils de pétrole et à 1004 billions de mètres cubes de gaz. On suppose que la moitié se trouve en Albanie et l’autre au Kosovo-Metohija.


Cela éclaire davantage les causes de l'incursion de l'OTAN...


Du côté de l'Afganistan, l'OTAN fait face à des soldats qu'elle a formé elle même... L'intérêt d'une intervention en Afganistan est double, d'une part il s'agit d'un contrôle sur une route énergétique d'importance, le second est un pas de plus dans l'encerclement de la Russie et de la Chine....


Une visite du secrétaire général des Nations Unies indique que la moitié des civils tués est due aux Talibans, l'autre moitié étant due aux forces de l'OTAN.


Deux exemples d'interventions...



2 - Ni démocratique, ni européenne


L'OTAN est un directoire militaire composé de deux instances principales : une instance politique qui comprend les chefs d'état des pays membres de l'OTAN et une instance stratégique et opérationnelle qui comprend plusieurs généraux.


L'instance politique s'occupe de valider ou de discuter les actions proposées et présentées par l'instance stratégique. Ce sont donc les généraux de l'OTAN qui ont un contrôle réel sur les décisions de l'OTAN. En effet, les missions d'observations de menace (en vue d'une attaque préventive) sont faîtes par l'instance stratégique et l'on a vu ce que cela a donné en Irak.


Point intéressant concernant l'instance stratégique : elle est dirigée par deux commandants suprèmes, un commandant suprème « Opérations » et un commandant suprème « Transformation ».


Dans la constitution de l'OTAN, le commandant suprème « Opérations » est également commandant des forces américaines aux Etats-Unis et le commandant suprème « Transformation » est également commandant des forces américaines en Europe. L'OTAN est donc controllé par les Etats-Unis de fait et cela ne changera pas.


Depuis 1945, aucun soldat américain n'a servi sous un commandement autre qu'américain. Durant le conflit au Kosovo, les forces anglaises et françaises avaient demandées à être « informées » des actions militaires afin de pouvoir en discuter. A l'issue du conflit, la réponse du commandement suprème « Opérations » a été claire : « plus jamais ça! Un militaire obéit, il n'est pas là pour discuter. »

 

 

2.1 L'abstention constructive


Jusqu'à présent, les décisions prises par l'OTAN étaient prises au consensus, c'est à dire qu'un pays membre de l'OTAN pouvait opposer son véto à une intervention (ce qui a fait qu'en Irak, l'OTAN s'est uniquement occupé de formation et pas d'action militaire directe). Ce droit de véto va être remplacé par une abstention constructive : les décisions seront prises à la majorité, les pays membres de l'OTAN pourront s'opposer, cette opposition sera consignée, mais n'abstiendra pas le pays en question d'envoyer des troupes et de financer les actions de l'OTAN par soutien à l'organisation dont il fait partie.

 

2.2 Rapport à l'ONU


De plus en plus, l'OTAN tente de se placer au dessus de l'ONU. Ainsi, à chaque opération militaire menée par l'OTAN le pouvoir de l'ONU s'ammenuise. En Yougoslavie, l'OTAN est intervenue contre la charte des Nations-Unies et sans l'accord de l'ONU (accord donné à postériori pour légitimer l'action de l'OTAN). En Afganistan, l'OTAN a demandé à l'ONU le commandement des forces militaire, qu'il a obtenu. L'OTAN a légitimé l'action américaine en Irak en falsifiant un rapport présenté comme authentique au conseil de sécurité de l'ONU. A chaque pas en avant de l'OTAN, l'ONU recule...

2.3 Et l'Union Européenne


Au niveau de l'Union Européenne, les choses vont dans le même ordre. Ainsi, la Géorgie et l'Ukraine avaient demandées à être intégrés dans l'OTAN par peur des actions en cours de la Russie. L'Union Européenne avait fait savoir officiellement à l'OTAN qu'elle s'opposait à cette intégration en raison du risque de destabilisation qui risquait d'en découler, en particulier vis à vis de la Russie. En définitive l'intégration des deux pays a été repoussée, mais la réponse de l'OTAN a destination de l'Union Européenne a été claire : « Les décisions qui concernent l'OTAN sont du seul ressort de l'OTAN ».


3 - L'entrée de la France dans le commandement intégré


En 1966, De Gaulle avait décidé la sortie de la France du commandement intégré de l'OTAN pour plusieurs raisons.


D'une part, il souhaitait avoir les mains libres en terme de politique exterieur.

D'autre part il souhaitait que la défense européenne se construise à l'échelon européen et sans les Etats-Unis.

Enfin, il ne souhaitait pas que la France se retrouve entrainée dans des aventures militaires hasardeuses.


Ces trois points sont toujours d'actualité, pourtant Sarkozy a annoncé le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN (alors que Bush était encore président...). Point de détail intéressant, l'annonce officielle du président a été faîte avant validation par l'assemblée nationale le 17 Mars (après que le Premier Ministre ait mis le couteau sous la gorge de sa majorité au gouvernement).


Pour autant, il s'agit plus d'un détail que d'un point primordial. En effet, la France est d'ores et déjà très impliquée dans l'OTAN, l'entrée dans le commandement intégré ne changera que peut de choses, si ce n'est la progression de carrière de 800 généraux français. Cela ne changera rien pour l'OTAN ou pour sa politique, le peu de choses qui changent pour la France est l'obligation d'une implication plus importante.


Cette implication prendra deux formes : une implication militaire accrue.


En effet, les Etats-Unis, en pleine crise financière peuvent difficilement continuer à maintenir une force militaire de l'envergure qu'elle a actuellement, Obama a donc demandé un effort plus importants des autres pays. La seconde implication sera dans l'engagement des forces. Plus question de dire non à la guerre en Irak par exemple. Avec le nouveau système de prise de décisions à la majorité, les troupes des pays membres du commandement intégrés devront intervenir là où l'OTAN interviendra.


Ainsi, l'entrée de la France dans le commandement intégré de l'OTAN ne doit pas être le coeur de nos interventions. Notre opposition à l'OTAN doit être globale et doit se fonder sur l'espoir d'un autre avenir, notamment dans le cadre d'une défense européenne dont la France et l'Allemagne pourraient être les piliers.


4 – Et demain? Quel avenir prépare l'OTAN?


Le besoin de se mobiliser et d'ouvrir une alternative est d'autant plus pressant que l'avenir est très incertain. En effet, en réponse à la progression de l'OTAN vers l'Est dans un objectif de contrôle des ressources, d'approvisionnement et d'encerclement de la Chine et de la Russie, la réponse ne s'est pas faîte attendre.


La Chine, la Russie, l'Inde et l'Iran depuis peu sont en train de former une nouvelle alliance militaire (du même type que l'OTAN, mais version Est).

Lorsque l'on sait que les armées les plus importantes en nombre sont celles des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, de l'Inde, de la Corée du Nord et de la Corée du Sud, l'avenir n'apparaît pas glorieux. Encore plus quand d'anciens généraux de l'OTAN écrivent un manifeste envers l'OTAN pour demander l'utilisation de l'arme atomique comme outil de dissuation...


L'avenir se prépare, et il se prépare mal lorsque l'on connaît le seul moyen qu'a trouvé l'homme pour sortir d'une crise financière de l'envergure de celle que l'on connait actuellement.


Nous savons que le terrorisme pousse sur le terreau de la misère, de l'injustice et de l'inégalité et qu'il est nourrit par les moyens militaires qui se développent contre lui. Nous sommes convaincus que la résolution des conflits passe par la concertation, la négociation et la solidarité.

 

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Published by Zeb - dans Politique
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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 09:54
... et rapport de domination.

Cela pourrait aussi s'appeler Narcisse et la politique... Mais il s'agit surtout d'idée en vrac.

Le congrès du PS est déjà bien engagé, il s'agit donc d'une actualité toute fraiche. Pour autant, j'ai bien peur que la situation ne s'applique à toutes les structures en général, peut être est-ce innée à l'être humain, ou juste une culture profondément ancré en nous.

Le mythe de l'élu, de l'homme providentiel, de celui qui se situe en haut de la hierarchie.

On trouve ce principe dans les religions, on trouve ce principe dans les institutions, on trouve ce principe dans les associations, dans les partis politiques, à l'école, partout. Partout il y a un "chef", quelqun qui sait, quelqun qui prend les décisions pour les autres.

Aujourd'hui, à l'heure ou le PS se cherche, tente de trouver une issue à sept années de cacophonie, ce mythe de l'élu refait surface.
Combien de discussions portent sur le fond et la ligne politique qui devra être suivie? Comparé à toutes les discussions qui portent sur le thème du prochain premier secrétaire du parti socialiste. Doit-il s'agir du futur présidentiable, doit il s'agir de la personne qui saura tenir le parti, doit-il s'agir d'une personne...?
La discussion porte davantage sur des personalités que sur du fond.
Mais les arguments sont là... Nous avons face à nous, une personne charismatique qui porte une idéologie politique puissante, le "chef" de l'état, chef également de son parti, omniprésent, qui déroule sont programme de casse des acquis de la résistance après guerre les uns à la suite des autres.
Et face à cette personne, la gauche désemparée cherche son "élu".

Du côté des médias, la situation est la même... Considérant que la politique n'est qu'une bataille d'égaux, et voyant peu qu'il s'agit de luttes idéologiques, ils vont cristaliser les débats sur des questions de personnes. Pensant pouvoir élucider tous les positionnements par des objectifs marketings. La presse se retrouve pourtant face à une difficulté de taille lorsqu'elle observe la gauche du parti. Les positionnements étant délié de questions de personnalités, les journaux ne peuvent pas employer leur matrice de déduction pour expliquer pourquoi une partie de la gauche se positionne clairement du côté des citoyens. Et donc, les médias préfère l'oublier et ne pas en parler, plutôt que de remettre en cause leur grille de lecture politique.
Par simplicité aussi, un journaliste préférera avoir un interlocuteur, plutôt que plusieurs, le culte du chef tombe bien. Le journaliste pourra facilement interroger le chef pour avoir la position de tous, et lorsqu'il voudra jouer les troubles fêtes il ira interroger quelqun d'autre.

La vision majoritaire de ce qu'est la réussite pose aussi question. Dans tous les milieux ayant une visibilité extérieur, la célébrité devient un point chaud. Besoin affectif de reconnaissance? Besoin d'exister? Envie de pouvoir? Réussir signifie bien souvent bénéfiicer de la reconnaissance sociale. Et quelle meilleure reconnaissance qu'une apparition dans la presse...?

Voilà donc le milieu dans lequel nous sommes beaucoup à nager. D'un côté une habitude culturelle qui nous fait paraître normale l'existence d'une personne au dessus de tout, le "chef". D'un autre côté une société médiatique sous le feu des projecteur, une société qui nous fait rêver à la célébrité, d'autant plus quand elle nous fait croire que tous le monde peut devenir célèbre et héros d'un jour.
Et dans ce milieu, où nous voyons le pouvoir à porté de main, il est si simple de basculer. D'avoir tout à coup envie d'être soi-même célèbre, d'avoir enive de devenir le chef, de dominer.

Nous aimons bien admirer, nous aimons bien ête adminrés.

A la question, est-ce innée à l'être humain? Est-ce parce que tous les rapports au sein de l'espèce sont des rapports de séduction ou de domination? Est-ce juste une éducation omniprésente qui a trouvé transcription dans tous les domaines? Pas de réponse, la situation est là et de plus en plus prégnante.
Autre question qui interpelle... Les gens ont souvent "besoin" d'un chef... Les gens aiment bien avoir une personne qui serve de référence. Combien de personnes sont déboussolés quand ils ne savent plus qui décide? Là encore, habitude culturelle, facilité intellectuelle? Quand quelqun donne les réponse il est tellement plus simple de ne pas les chercher soi-même... Le chef décide, il prend les décisions, il prend les responsabilités, et tout est plus simple. Il est bien plus simple de ne pas être responsable d'une situation, d'être la victime, de pouvoir critiquer sans agir, bien moins de questions le soir quand on rentre chez soi.
Et pourtant sur quoi cela aboutit-il?
Une déresponsabilisation, l'instauration d'une dépendance et finalement la mort de la prise de décision collective, la mort de la démocratie.

Souvenons nous en, la démocratie réelle est jeune comparée à l'histoire de la civilisation et la domination d'un homme sur les autres est bien plus majoritaire dans l'histoire. rien n'est acquis.

N'y a t-il pas du coup un problème majeur dans notre façon de faire?

Nous nous battons pour la démocratie, pour l'autonomie, pour la prise de décision collective et dans notre manière de faire nous faisons tout l'inverse...

Nous prenons des décisions à quelques uns dans un cadre restreint. Nous prenons des décisions avant de les discuter avec tout le monde. Nous élisons un chef, un représentant, un mandataire, peut importe son nom. Bref, nous mettons dans notre manière de faire tout en oeuvre pour nous tirer nous même une balle dans la tête. Et ensuite, nous comptons sur une armée de petits soldats formés pour nous suivre...
Soldats qui reproduiront à leur échelle les même actions. Et ainsi de suite.

Lorsque dans le milieu étudiant, quand j'étais président de l'UNEF je réglait les problèmes des étudiants qui venaient me voir, plutôt que de les accompagner le régler eux même, est-ce que je favorisait leur autonomie face à une difficulté, ou est-ce que justement je les rendait dépendants en agissant à leur place. Pourtant, cette idée d'avoir "besoin" de l'UNEF était importante. Quelle désillusion lorsqu'un mouvement étudiant dont nous avions été les maîtres d'oeuvre dans une filière venait nous voir pour nous dire, finalement on se passera de vous... Bon à l'époque, il s'agissait d'une reprise en main du mouvement par l'amicale, qui débouchait du coup sur un échec. Mais tout de même...
Notre rôle était-il à l'époque de tout mettre en place pour que chacun prenne son avenir en main? quitte à n'avoir en définitive aucune reconnaissance publique... Ou notre rôle était-il de faire à la place de... Afin de montrer l'intérêt de notre organisation?

Et nous sommes aujourd'hui enferrés à nouveau dans cette logique de chef. A tous les niveau tout vient d'en haut. Même dans le domaine culturel, lorsque certains acteurs du domaine artistiques et de l'éducation populaire nous disent que non, tout le monde n'est pas un artiste, ils contribuent à cette vision hierachique.

Alors attention... Je ne suis pas en train de dire, ni dieu ni maître... Seulement de rappeler les élus sont au service des gens et non l'inverse. Ils doivent être les premiers à se "sacrifier" pour le bien de la communauté.

Ce dont nous avons besoin, c'est de poser de nouvelles bases et de nouvelles références à cette logique hierarchique. Organisons nous différement, prenons les décisions de manière collective et ouverte, n'ayont pas peur d'associer un maximum de monde. Moins il y aura de chefs, plus les décisions tomberont juste et plus les volontés d'être chefs seront diluées. On verra alors dans ce contexte ceux qui restent et ceux qui partent.

Et nous ne pourrons pas jouer notre rôle d'éducation populaire, ni instaurer une nouvelle manière de concevoir les institutions ou les rapports entre les gens si nous n'adoptons pas nous même ce que nous voulons pour les autres.

Sortons donc de cette logique de chef, de cette logique de pouvoir et commençons à travailer collectif.

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Published by Zeb - dans Politique
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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 20:44
....les articles en ce moment...

Deux images pour commencer :

deux aperçus de la vidéo :



Et ce n'est que le début... Le tournage finira cette nuit.

Pour le mémoire, un aperçu aussi : la partie politique avant correction orthographique (désolé...)


L'ART COMME OUTIL DE TRANSFORMATION SOCIAL


Bien qu'ils ne soit pas perçus comme tel, l'art et la culture sont des outils et des vecteurs de transformation sociale. Ils occupent aujourd'hui la plus grande partie de notre vie. Qu'il s'agisse de la création publicitaire, cinématographique, télévisuelle, de jeux vidéos, de livres, de morceaux de musiques, l'art est omniprésent. Du supermarché aux loisirs en passant par la télévision et le cinéma. Cette « ambiance » façonne notre manière de voir le présent et d'envisager l'avenir, de notre environnement culturel va découler notre manière de concevoir le monde et de l'accepter.

Cette question culturelle est des plus importante. Pour exemple, l'implantation de la culture américaine a toujours été un préalable à l'implantation économique de produits américains sur de nouveaux marchés. Comme implantation culturelle on peut noter en particulier la diffusion du cinéma, de série télévisées et l'adaptation locale de jeux télévisés. A travers le film est diffusé une manière de voir le monde, un mode de vie, des situations enviables et des attitudes à rejeter. Une fois cette conception du monde acceptée, la porte est ouverte à une manière de vivre et de percevoir la réussite permettant la vente de produits correspondant à ce mode de vie. La culture est donc un outil direct d'établissement d'un mode de fonctionnement de la société. Or actuellement, les outils de production intellectuelle sont détenus par une minorité de personnes ayant leur vision du monde. La vision d'un monde où s'ils ont réussis à en arriver où ils en sont, c'est grâce à leur mérite. Cette vision de la réussite et les moyens d'y parvenir seront largement mis en avant par tous les diffuseurs de « culture ». L'organisation actuelle de la société devient donc « naturelle » puisque présentée comme tel par les principaux outils de diffusions culturels : cinéma, musique, télévision. Ainsi, la domination d'un groupe sur un autre, nécessite au préalable l'établissement d'un environnement culturel légitimant cette domination. Il rend désirables une série de comportements assurant sa pérennité et repoussantes toutes les références pouvant le remettre en cause. Une fois l'hégémonie culturelle instaurée, le système s'entretient tout seul par facilité. Ainsi, chaque producteur de « culture » qui agit sans se questionner ne fera que faire échos aux références majoritaires existantes et participera à les diffuser.

Il existe quatre domaines dans lesquels cette situation est particulièrement vrai : le cinéma, la musique, la publicité et les jeux vidéos. Il est d'ailleurs intéressant de voir dans tous ces domaines l'image qui est donnée de ce qu'est la réussite... Et encore plus intéressant de voir quel est le public majoritairement touché par ces quatre média et ce que l'on peut imaginer de l'avenir...


On peut cependant regarder de haut cette culture de masse et considérer qu'il s'agit là de la culture du « bas-peuple » peu éclairé. Considérer que la publicité, les jeux vidéos et le cinéma grand public sont tout sauf de l'art ou de la culture. C'est avec cette vision élitiste de l'art que l'intelligentsia culturelle et bien pensante entretient l'organisation du monde telle qu'elle est. En effet, en se considérant au dessus des non-initiés peu pensants et incapables d'avoir un réel jugement esthétique, elle est trop fière de sa place et ne souhaite pas prendre le risque de la perdre. Ce refus de perdre sa place aboutit à une adhésion aux normes de pensées dominantes. Quel critique prendra le risque d'aller à contre courant face à une oeuvre d'art pour dire ce qu'il pense, si cette attitude risque de le voir déconsidéré par ses pairs. Et dans le cas où il le ferait, il se retrouverait face à la vindicte d'une masse de personnes ayant un avis différents, qu'il s'agissent d'un public ayant adhéré au système et prêts à le défendre sans s'en rendre compte ou d'un réseau de journalistes trop heureux de liquider un « bien pensant »... De même, quel artiste déjà bien reconnu prendrait le risque de remettre fondamentalement en cause l'organisation de la société actuelle? Noir Désir a tenté de la faire lors des victoires de la musique, en annonçant à Jean-Marie Messier qu'ils n'étaient pas à vendre. Bilan : ventes records de disques et autant de profits pour Vivendi Universal... Les artistes décidant d'aller à contre courant sont marginalisés, ils deviennent underground ou dans le travail expérimental. Cette vision élitiste de l'art se retrouve également chez de nombreux artistes dont le travail ne peut pas être compris par le passant lambda pas suffisamment cultivé pour comprendre ce qu'il a en face de lui. Il s'agit là encore de se placer au dessus des autres avec deux conséquences possibles : tomber dans l'oubli, ou être accepté dans le cercle restreint de la soi disant élite culturelle. Celle qui trop heureuse d'appartenir à la classe moyenne refuse toute remise en cause de l'existant et pense qu'elle vaut mieux parce qu'elle comprend une culture qui n'est pas accessible à tous. Par ailleurs, ce positionnement aboutit vis à vis du public à une désertion des lieux de « culture » au profit d'un art bien plus compréhensible, cinéma, télévision, etc... En parallèle, deux phénomène apparaissent : le « c'est du n'importe quoi, j'aurais pu le faire », qui décrédibilise la création artistique et le « l'art est réservé à ceux qui savent », qui entretient la vision d'une culture avec un grand Q, une culture qui ne peut que venir d'en haut, des artistes reconnus et considérés comme des références. Et ces références ne sont prises que parmi les artistes ayant réussis, ou plutôt les artistes entrant dans la vision de ce qu'est la réussite, à savoir la célébrité, la jet set et les gros comptes en banque. Gros comptes en banque qui s'ils doivent être maintenus, implique la lutte la diffusion gratuite. Dans ce système, de nombreux artistes étant des être humains comme les autres, voient l'aboutissement de leur travail par la célébrité, le gros compte en banque, etc... La caricature est certes un peu grosse et tout ça n'est que mon avis.

Mais voici ce que pourrait être une culture avec un petit c. Une culture que chacun pourrait s'approprier, donc forcément accessible à tous. Une culture qui garantirait l'émancipation intellectuelle des individus et donc une culture qui ne viendrait pas d'une élite culturelle. Une culture qui s'enrichirait de l'apport de chacun... Mais aussi, une culture qui porterait et assumerait un regard critique sur elle même et sur l'organisation de la société. Il ne s'agit pas de remplacer une hégémonie culturelle par une autre, simplement de faire prendre conscience qu'une hégémonie porteuse d'une série de valeur existe, qu'elle peut être remise en cause et qu'il est possible d'envisager d'autres manières de concevoir le monde. Libre à chacun de choisir la voie qui lui semble la plus appropriée. La création artistique doit donc être consciente des messages et valeurs qu'elle porte, elle doit être accessible à tous, accessible physiquement, c'est à dire que chacun doit pouvoir voir ou entendre l'oeuvre s'il le souhaite, accessible intellectuellement, c'est à dire que pour comprendre l'oeuvre il ne doit pas être nécessaire d'avoir un doctorat d'histoire de l'art. Différents niveaux de lectures peuvent être envisagés en fonction des connaissance du spectateur, mais même une personne sans antécédent artistique doit pouvoir comprendre ou ressentir de ce qu'il a en face de lui.


L'ART POUR TOUS/ LES LICENCES CREATIVES COMMONS


La question mériterait plus d'un livre de discussion, mais mon travail étant déposé sous licence creative commons, autant y consacrer un paragraphe. En prenant comme postulat que l'art peut changer le monde et la manière de penser les gens et de concevoir le monde, il est impératif de permettre à chacun d'avoir accès à l'art et à la culture. Or la pensée actuelle est bien plus dans la limitation et la pseudo garantie des intérêts des artistes. La lutte contre le piratage prend le dessus, les questions de droit de diffusion sont de plus en plus restrictives et cela va en s'empirant. Il ne s'agit pas de dire que les artistes n'ont pas le droit à une rémunération sur leur travail. Pour autant, les personnes bénéficiant de la lutte contre le piratage sont des artistes, très reconnu et aucunement dans le besoin. Le résultat est là. La diffusion de leurs oeuvres sont soumises à de nombreuses contraintes, tout travail dérivé nécessite des autorisations moyennant finance. Et tout morceau ressemblant est susceptible de passer en procès pour plagiat. Certes le créateur d'une oeuvre doit être reconnu pour son travail, cependant, une fois dans le domaine public une oeuvre devrait enrichir le patrimoine culturel, devrait servir de base à de nouvelles recherche, devrait pouvoir être modifiée, transformée, plutôt que d'apparaître comme un élément figé. Sans détruire l'original, chaque création devrait participer à une émulation du milieu artistique. On ne peut pas considérer à l'identique la propriété physique et la propriété intellectuelle en ce sens que la création intellectuelle doit s'enrichir et enrichir le milieu intellectuel dans son ensemble, tandis que la propriété physique n'enrichit que son possesseur. En calant les principes de la propriété intellectuelle sur ceux de la propriété physique, on considère les individus comme des possédant individuels de culture et comme des clients... En définitive, les règles actuelles sur le droit de la propriété intellectuelle entrave la création artistique et la diffusion culturelle.

C'est dans ce sens qu'ont été mises en place les licences creatives commons.

Il s'agit d'un type de licence qui garantie les droits des auteurs, mais qui permet une diffusion de la culture facilitée et surtout qui permet d'offrir une vision différente de la création et de l'émulation artistique.

Il existe quatre clause dans le dépôt sous licence creative commons, dont une clause obligatoire.

La première clause (obligatoire) est la clause de paternité. A chaque diffusion ou utilisation de l'oeuvre il est obligatoire de citer l'artiste qui en est l'auteur. Ceci garantie la reconnaissance de l'auteur de l'oeuvre.

La seconde clause est la clause commerciale. L'artiste peut décider ou non si son oeuvre peut être utilisée dans le domaine commercial. Ainsi, l'auteur peut choisir une diffusion libre et gratuite sauf à des fins commerciales ou autoriser l'utilisation et la diffusion de son oeuvre par des personnes souhaitant en tirer profit.

La troisième clause est la clause de modification. L'artiste peut décider si oui ou non son oeuvre peut faire l'objets de travaux dérivés (illustration sonore ou vidéo) ou peut être modifiée. Certains artistes acceptent ainsi que leur travail serve de source d'inspiration pour d'autre artistes et que leur oeuvre soit « vivante » à savoir qu'elle évolue au gré des personnes qu'elle rencontre.

Enfin, la dernière clause est la clause de partage. L'artiste peut choisir que toutes les oeuvres dérivées de son travail soient diffusée ou non sous les mêmes clauses. Cela garantit à l'auteur original que tous les travaux dérivés s'inscriront dans les mêmes principes que la sienne.

Dans tous les cas, les oeuvre déposées en licence creative commons sont diffusables et dupliquables à volonté hors du domaine commercial. Ainsi, tant qu'une personne ne souhaite pas gagner de l'argent directement ou indirectement par la diffusion de l'oeuvre, elle peut le faire librement à condition de citer l'auteur. Plus important encore, les clauses de modification et de partage donnent une vision bien différente de l'oeuvre d'art que celle d'aujourd'hui. En déposant son oeuvre avec autorisation de modification, l'artiste accepte que son oeuvre serve de source d'inspiration, il est prêt à voir un autre artiste la réutiliser, la modifier, l'enrichir. L'art n'est plus quelque chose de figé où chaque artiste défend la paternité de son travail contre la volonté d'inspiration des autres, mais l'art est vu comme un tout s'enrichissant du travail de chacun et dans lequel chacun peut puiser pour ses propres travaux. Bien loin de la vision commerciale et financière, l'art reprend la place qui lui est du. Non un outil de rémunération pour quelques uns déjà célèbres, mais un outil accessible à tous gratuitement et pouvant être enrichi du travail de chacun. D'un système commercial il devient possible de passer à un système collaboratif. Parenthèse, le système universitaire fonctionne exactement comme ça... Lorsque les étudiants présentent leurs travaux, cela enrichit l'imagination de tous les autres, permettant une émulation dans la création artistique universitaire.

Dans ces conditions, la question qui se pose alors est bien entendu la rémunération des artistes. La diffusion étant libre et gratuite, on peut se demander comment les artistes pourront continuer d'exister. Pourtant, dans le système actuel, la question se pose déjà, à l'exception d'une minorité d'artistes reconnus. Restera à explorer de nouvelles voies pour garantir le statut d'artiste et une vision « vivante » des oeuvres d'art.




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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 11:40
Juste pour expliquer la différence fondamentale avant qu'on me dise, mais c'est pas si important.

Les personnes de gauche aiment tellement le bonheur qu'elles voudraient qu'il soit partagé par tous.

Les personnes de droite aiment tellement le bonheur qu'elles voudraient le garder pour elles.

Il n'y a pas besoin d'en dire beaucoup plus, voilà la raison pour laquelle deux mondes ont du mal à cohabiter ensemble, et même pourquoi ils ne peuvent pas se comprendre.

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 09:52
Voici que je lis ce matin qu'il faudrait revoir l'ordonnance de 45 concernant la "délinquance juvénile"?
La justice des minuers n'aurait pas besoin d'une réforme mais d'une refondation. De quoi frémir....

Avant d'entrer dans le vif du sujet , quelques reflexions...

Qui détruit le lien social ?
        -Ahmed 10 ans qui raye une voiture avec sa clé au Neuhof?
        -Sony qui licencie 230 personnes dans la même région?

Un policier tue par "erreur" un sans papier lors d'un contrôle d'identité : 6 mois avec sursis pour l'agent. A Ville Franche sur Saone : 30 mois et 3 ans de prison ferme pour rebellion envers les forces de l'ordre.

Un jeune volant un sac à mains passe en comparution immédiate, il est jugé en quelques jours. Un chef d'entreprise détourne plusieurs millions, il sera jugé dans quelques années et l'affaire dera poursuivie d'appel en appel.

Le film du ministère de la justice (pas de commentaires sur le ministère de la propagande...)



Un petit souvenir :



On peut s'intéroger sur la manière dont chacun gère ce sentiment qui grandit chaque jour un peu plus. Qui grandit chaque fois que l'on regarde les infos, chaque fois que l'on entend un représentant de l'état prendre la parole.
Ce sentiment qui brûle au fond de nous, qui a fait de beaucoup d'entre nous des militants socialistes alors qu'il fait des autres des résignés repliés sur eux.
Chacun gère le sentiment d'injustice comme il peut. Pour moi, cette flamme m'a poussé à ne rien laisser passer, à m'engager au PS et à espérer un monde différent, parce que le sentiment deviens trop fort et parce que l'on connais où que l'on voit une porte pour l'exprimer, pour le concentrer et le jeter à la face du monde. Cette énergie nauséabonde qui nous fait nous lever le matin, parce que nous n'acceptons pas. Nous avons vu une porte ouverte, le socialisme, l'engagement, et nous l'avons franchie. Nous savons tous qu'il n'est plus possible de fermer les yeux et revenir en arrière. Allégorie de la caverne? Le fait d'avoir vu le monde tel qu'il ait, tel que l'on voudrait qu'il soit et d'avoir évaluer le chemin et les étapes pour transformer le réel en notre idéal. Mais pour d'autres ce sentiment se traduit différement. Parce que le sentiment devient trop fort et qu'il ne semble n'y avoir aucune issue, l'injustice devient source d'abandon et de résignation. Parce que certains choisissent le "réalisme", intériorisent le monde tel qu'il est sans espoir de le changer, ils préfèrent baisser la tête. Mais le sentiment reste présent, il ne permet pas de se lever le matin, il ne s'agit pas d'un feu renforce et qui permet de continuer coûte que coûte. Il s'agit d'un feu qui consume tout ce en quoi cette personne peut croire. Une flamme nauséabonde qui instille sa fumée dans trop de cerveaux. Ces gens qui crient à l'injustice parce que les salariés du public ont de meilleurs conditions de travail, qui crient à l'injustice contre ces fonctionnaires chanceux. Et parce qu'il n'y a pas de porte vers un avenir meilleur, ils donneraient tout pour voir leurs voisins rabaissés à leur niveau plutôt que d'espérer pouvoir élever le leur. Ces mêmes personnes qui se jettent sur les discours de Sarkozy parce qu'il transforme ce sentiment d'injustice en une force contre son voisin, qu'il pose de mauvais mots sur un véritable sentiment à qu'a défaut d'alternative audible il finit par convaincre ceux qui l'écoutent.
Voilà comment peut se gérer l'injustice aujourd'hui. Comme une force d'engagement ou comme une source de désespoir.
Mais l'injustice ne peut être une source d'engagement que pour ceux qui ont conscience qu'un autre monde est possible et qui ont conscience des moyens à disposition pour y parvenir.
A l'inverse l'injustice ne peut être une source de desespoir que pour ceux qui l'ont subit trop longtemps et ont fini par l'intérioriser.

Comment un jeune va t-il gérer ce sentiment?

Il n'a a sa disposition que peu d'aperçu d'un moyen efficace de changer le monde. Il a de l'espoir pour l'avenir et ne choisira pas de se résigner, voilà la force de la jeunesse.
Et lorsque l'on a pas idée d'un moyen de transformer ce sentiment en une force positive, mais que pour rien au monde on ne souhaite baisser les bras, que se passe t-il?

La suite dès que je prend le temps, ceci n'est qu'une mise en bouche... Et le brasier est suffisament fort pour que je tienne toute la semaine sur ce thème...

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 18:57

Je vais bientôt écrire une petit mot sur la formation. Je vais faire un mot histoire de pas oublier tant que c'est encore bien frais. Et y a beaucoup de choses à dire...

Mais pour le moment, c'est le moment :

POUR MOI SANS HESITATION :

Demain je vote pour

Ségolène ROYAL

A tous ceux qui dise, ouais, mais Ségolène elle incarne pas une présidente, ouai mais Ségolène elle a pas le profil, ouai mais Ségolène elle a dit des trucs pas trop bien, ouai mais Ségolène... Blablabla

Ben pour ma part Ségolène c'est loin d'être ma meilleure amie, ni mon idole, ni un exemple à suivre.

Sauf que demain je vote pour elle. Sans hésiter une seule seconde.

Voilà cinq ans qu'on se prend des coup par un gouvernement de droite, alliance UMP-UDF, ceux qui râlent, De Robien (ministre de l'éducation) qui a encore liquidé un paquet de postes ouverts aux concours il est UDF!

Toujours est-il qu'après cinq ans de droite, la casse du système de retraites, la casse du système de soin (et ouai c'est Raffarin, mais c'est la droite quand même), les tentatives de liquidation de l'université avec la LMU, la précarisation de l'emploi, CNE, CPE (la droite, la droite), les réformes liberticides (tu peux te faire fouiller ta voiture par la police juste comme ça parce que ta tête leur plait pas), les attaquent contre les jeunes, souvenez vous les banlieues qui les a allumées? La droite, Sarkozy. Et demain? Prévenir la délinquance en identifiant dès la crèches les futures déviants? Finir d'achever le code du travail et le code de l'éducation comme ça a été commencé (souvenez vous Luc Ferry, la droite...).

On nous dit qu'il faut être réaliste...

Sous le dernier gouvernement de gauche la Sécurité Sociale a été exedentaire les deux dernière année (pourtant il n'y avait pas moins de malade, juste une gestion de gauche). Le chomage à largement diminué et plus de 300 000 emplois stables ont été créés, La police de proximité et la politique d'accompagnement sociale à permi de faire baisser la violence aux personnes. Bref avec un gouvernement de gauche la France allait mieux.

Demain la droite nous propose de revenir un siècle en arrière, du temps où les puissants faisaient ce qui leur plait. Nul doute qu'avec cinq ans de droite en plus, les dégats seront tellement profond que c'est toute notre société qui en sera transformé. Notre société, le pays des droits de l'homme, même la gauche aura du mal à retisser le tissu social qui permet aux uns et aux autres de vivre ensemble.

Bref, pour demain, je veux un gouvernement de gauche.

Et pour avoir un gouvernement de gauche il faut une présidente de gauche.

La seule en mesure de gagner l'élection présidentielle c'est Ségolène.

Donc demain, sans hésiter, même si je ne l'aime pas je vote pour Ségolène. Ce n'est pas un vote de résignation, ce n'est pas un vote par défaut. C'est le seul vote qui permette d'ouvrir la porte à la gauche aux élections législatives, qui permette d'avoir un gouvernement de gauche, seul à même de rétablir la justice et la solidarité que la droite détruit depuis cinq ans.

Bref, pour demain, c'est Ségolène.

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 19:50
 

...on touche le fond.


« Au début, c’était rigolo. Et puis, ça portait pas à conséquence, c’était juste pour s’amuser. De toute façon tout le monde le faisait, c’était presque obligé… C’est seulement quand je suis rentrée chez moi et que j’ai réfléchi, alors ça me paraissait plus drôle du tout. C’était simplement stupide et j’aurais préféré ne pas y être. Après on en a parlé entre nous, on avait tous un peu honte mais on s’est convaincu que c’était normal et que finalement c’était pas grave... »


L’intégration.


Avant de parler de bizutage, il est nécessaire de parler « d’intégration », le bizutage n’étant que l’aspect de l’intégration niant la dignité de la personne.

On pourrait penser que le but de l’intégration serait de mettre à l’aise les étudiants de première année. De les faire se connaître, et de leur présenter une image juste de l’enseignement supérieur, c'est-à-dire avant tout un lieu d’émancipation, de savoir, de recherche, de respect mutuel, un lieu où se forger un esprit critique et devenir un citoyen à part entière. Dans les faits, l’intégration est plus souvent l’occasion d’installer une domination des anciens sur les nouveaux et de légitimer cette domination sur des bases arbitraires. Le fait que de nombreux étudiants refusent de se prêter à l’intégration prouve qu’il existe un réel malaise dans ce domaine.


Une méthode bien éprouvée.


Le faux cours : lors de l’accueil des étudiants, il est courant qu’un étudiant, voire même qu’un enseignant (et c’est plus grave, car il s’agit dans ce cas d’un fonctionnaire du service public), fasse un cours aux étudiants de première année d’un niveau bien supérieur à celui attendu. Officiellement, il s’agirait « que les nouveaux n’aient pas la grosse tête parce qu’ils ont réussi à entrer en première année et qu’ils se remettent en cause... ». Dans les fait, il s’agit d’une méthode bien connue de déstabilisation, rendant les élèves plus vulnérables à la suite de « l’intégration ». De plus, en faisant croire aux élèves qu’ils n’ont pas le niveau, le faux cours renforce la position de domination des élèves des années supérieures, élément fondamental des buts réels de l’intégration.


Le devise, le serment, la prosternation : il est souvent demandé aux élèves « intégrés » de se prosterner devant un ancien, de prêter serment sur un code arbitraire ou de crier une devise toute aussi arbitraire et bien souvent en totale décalage avec ce que représente l’enseignement supérieur et son rôle émancipateur ou formateur. Là encore il s’agit d’instaurer une hiérarchie et de donner une position dominante aux « anciens », en prêtant serment, l’élève s’assujetti consciemment ou non à des normes arbitraires qui renforcent ou confortent la domination des auteurs de ces normes.


Les chants paillards : Pratique usuelle lors de l’intégration, demander aux premières années de chanter des chansons paillardes (souvent sexistes ou homophobes), pour « détendre l’atmosphère ». Il s’agit en réalité d’installer une norme culturelle et une cohésion de groupe autours de valeurs bien précises. En installant ces valeurs comme normales et comme étant le « standard » du milieu étudiant, il s’agit en réalité d’installer un cadre favorisant une attitude et une vision particulière de l’enseignement supérieur, cadre qui donne raison et qui conforte les « anciens » et les auteurs de l’intégration ou du bizutage.


Une intégration bien réussie ?


Après une intégration suivant la « méthode » ci-dessus, les premières année ont appris à respecter les anciens sur des bases arbitraires, on appris à leur obéir et à réaliser leur demandes. Ils ont également intégrés un ensemble de normes et d’attitudes qui vont naturellement favoriser un type de comportement particulier, comportement impliquant notamment l’assujettissement aux auteurs de l’intégration et la consommation d’alcool (bien pratique pour assurer la santé financière des cafétérias gérées pas les amicales étudiantes). Bref, il ne faut pas voir dans l’intégration telle qu’elle est faîte aujourd’hui une mise en relation des premières année, mais bien une manipulation visant à asseoir et à rendre légitime une relation dominant/dominé entre nouveaux et anciens.


Et le bizutage ?


Les actes de manipulation perpétrés durant l’intégration ne sont pas punis par la loi, seuls les actes niant le respect de la personne et donc en contradiction avec les droits de l’homme et du citoyen sont répréhensible. Ainsi, le bizutage se définit comme suit : Toute personne en amenant une autre à commettre un acte humiliant ou dégradant avec ou contre son gré, dans toutes manifestation liée au milieu scolaire ou socio-éducatif.

Il est important de noter deux points : le bizutage ne concerne pas seulement la rentrée. Toute action menée dans le cadre éducatif peut tomber sous le coup du bizutage : un séjour au ski organisé par l’université, une soirée étudiante, bref, il n’est pas seulement question d’intégration. Second point, il est question de bizutage quand bien même la victime serait « volontaire » de se faire rabaisser ou humilier. La loi considère qu’il peut exister une pression morale du fait de la position de « supériorité » de la personne qui demande à l’autre de réaliser un acte humiliant ou dégradant.

Concrètement, certaines actions sont directement considérées comme du bizutage, le fait de porter atteinte à l’intégrité physique ou à l’image d’une personne (maquillage, déguisement ou autre) tombe directement sous le coup de la loi. Les actions liées à la sexualité également, dans la mesure où il s’agit de la vie privée de l’individu. Aujourd’hui, il est du devoir de tout individu de se battre contre le bizutage. Avec comme objectif, l’émancipation de la personne et la défense de la dignité humaine, il est inconcevable d’accepter que certains mettent en place une situation de dominant/dominé et en abuse pour renforcer cette domination voire pour en profiter.

Bien souvent, les bizuteurs, ne font que reproduire ce qu’ils ont vécu eux même, sans y mettre plus de sens, il est donc essentiel de travailler cette question en amont et en partenariat avec tous les acteurs de la vie étudiante.


Peut-on faire une « vraie » intégration ?


A l’heure actuelle, l’intégration ne permet pas réellement d’installer un climat propice à l’émancipation personnelle de chacun, or entrant dans l’enseignement supérieur, l’intégration devrait avoir pour objectif : la rencontre entre les étudiants, la connaissance du milieu et le placement des bases de la vie d’adulte et des responsabilités qui y sont liées. L’intégration doit permettre à TOUT LE MONDE de se sentir à l’aise, en ce sens, un nombre important de « jeux » stupides doit impérativement être bannis. Les logiques de dominations doivent être exclues, Les premières années ne doivent pas se mettre au service des étudiants plus avancés, que ce soit en réalisant leurs « caprices » ou en exécutant une série d’épreuves sous leur ordre, il faut inverser cette situation en plaçant les étudiants de seconde année au service des primo-entrants. A cette fin, il faut mettre en place un groupe de travail inter associatif qui élabore une nouvelle manière d’accueillir les étudiants à l’université.

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29 septembre 2006 5 29 /09 /septembre /2006 16:58
 

Sectorisation scolaire, garantie de la mixité sociale.



La sectorisation, ou carte scolaire est fustigée à gauche comme à droite. Soi disant frein à la liberté des familles de « choisir » l’école, le collège ou le lycée dans lequel leurs enfants iront étudier... Choisir son établissement... Il devrait s’agir du service public de l’éducation, donc d’un bien accessible à tous, égalitaire, dans lequel tous les élèves devraient réussir de la même manière, ou en tout cas avoir la possibilité de réussir de la même manière. Ainsi, si le système éducatif fonctionnait normalement, demander à choisir son établissement, serait comme demander à choisir le centre du trésor public duquel on devrait dépendre. Cependant, le système éducatif ne fonctionne pas correctement, il est malade des différentes politiques menées depuis bien longtemps. La pédagogie n’est plus adaptée au public reçu, le manque de moyens tant financier qu’humain est criant et la misère sociale de nombreux quartiers est désastreuse. La sectorisation scolaire telle qu’elle existe aujourd’hui a créé de nombreux ghettos où l’échec scolaire atteint des seuils importants, où la violence s’aggrave et où les enseignants ont du mal à trouver des solutions à cet échec du système. En parallèle, les familles demandent des dérogations pour « échapper » à ces établissements, en comptant sur des options rares ou sur d’autres « failles », dégradant et l’image de l’établissement et la mixité sociale. L’école est malade, mais comme tous les malades, plutôt que de l’achever il faut la soigner. Aussi il n’est pas acceptable d’entendre à gauche des arguments comme la suppression de la carte scolaire, cette mesure n’aurait comme seul effet d’aggraver la situation, renforçant les bons et les mauvais établissements et créant une disparité entre les quartiers encore plus forte qu’elle ne l’est actuellement. Par ailleurs, le soi disant « choix » de l’établissement converti le service public en un système commercial, dans lequel les établissements se font concurrence et les familles, en bonnes consommatrices choisissent l’école de leur enfants.

L’objectif de la sectorisation doit être le suivant : favoriser la mixité sociale et l’échange. L’école, le collège où le lycée du quartier est un lieu de rencontre entre les familles et les jeunes, un lieu où il est possible d’apprendre à accepter la différence, bref un lieu privilégié de socialisation. Pour que cet objectif soit atteint, il est important de mettre un terme aux dérogations accordées, il faut également améliorer les conditions d’études afin que chacun puisse réussir quelque soit ses moyens et mettre un terme à la concurrence entre soi disant « bons » et « mauvais » établissements. Enfin, il faut faire prendre conscience aux chefs d’établissements qu’ils ont un réel rôle à jouer dans la dynamisation du quartier, ainsi, les projets d’établissement devraient largement intégrer le rôle social de l’école dans le développement de son secteur d’implantation.

Ainsi, la sectorisation doit être revue, les zones couvertes par un établissement doivent dans la mesure du possible contenir des familles issues de toutes les couches sociales. Il n’est pas acceptable d’avoir une école pour les HLM et une école pour les beaux quartiers. Pour ce qui est du financement, il faut pouvoir mettre en place un système égalitaire pour tous les établissements. Plutôt que d’avoir certaines zones classées ZEP, sigle stigmatisant pour l’établissement et qui aboutit à laisser des établissements en difficulté parce que bien qu’implantés dans des quartiers « difficiles », ils ne remplissent pas les critères, il est nécessaire d’indexer les financements des établissement sur la base de la Catégorie Socio Professionnelle des familles du secteur. Ainsi, avec un financement inversement proportionnel à la CSP des familles, les écoles présentes dans des quartiers pauvres auront davantage de moyens que les écoles présentes dans des quartiers riches. Si l’on souhaite conserver un système d’écoles privées (même s’il serait temps d’en finir une bonne fois pour toutes...), la règle doit être la même, ainsi, une école privée accueillant des jeunes issues de familles des couches populaires aurait des subventions plus conséquentes qu’une école privée accueillant exclusivement des enfants issus de familles aisées. Au-delà du financement, il est possible d’indexer de la même manière le taux d’encadrement et le nombre de surveillants d’éducations, d’assistantes sociales et d’éducateurs présents dans l’établissement.

En parallèle, il s’agit de mettre un terme aux dérogations basées sur les options rares. Pour ce faire, le rectorat doit veiller à la répartition des options entre les différents établissements et à la mise en place d’une plage horaire banalisée sur toute l’académie pour ces options. Ainsi, les élèves pourraient suivre normalement leurs cours dans leur établissement de quartier et se rendre dans un autre établissement pour les options. Cette mesure doit être doublée par la gratuité des transports en commun pour les jeunes en formation afin d’être sûr que chacun puisse se rendre dans l’établissement en question sans frais supplémentaires. Cette mesure présente deux intérêts : le premier est que lors des plages horaires banalisées, les élèves rencontrent d’autres personnes issues d’autres quartiers, mais ayant tout de même un intérêt commun pour une matière particulière, le second est que l’existence d’options spécifiques et d’options rares dans chaque établissement permet de dynamiser tous les lycées et collèges et pas seulement les « mieux côtés » (qui actuellement sont les seuls à proposer des options rares) comme c’est le cas aujourd’hui. Cela permet en outre de commencer à faire disparaître l’image de « mauvais » établissements dispensée par les familles les plus aisées, leurs enfants pouvant parfaitement se retrouver dans un établissement implanté dans une zone défavorisée pour y suivre l’option et découvrir que l’établissement en question n’est ni pire ni meilleur qu’un autre. Ainsi, des solutions existent pour restaurer l’égalité et la mixité sociale et pour rendre à l’école l’image et le rôle qui lui revient. Mais ces solutions ne se trouvent pas dans la suppression de la carte scolaire, mesure de droite par excellence, peut importe celui ou celle qui la porte.

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 20:00

Voici le texte, la vidéo ce sera dès que j'aurais un nouvel ordi (j'espère bientôt).

 

Mille mercis, Nicolas Sarkozy, par Sébastien Heitz (inspiré d'un texte de Paulo Coelho)


Merci, merci à toi Nicolas Sarkozy, merci à toi et à ton gouvernement.


Merci de donner du sens à nos vie.


Merci de nous donner la force de nous lever tous les matins.


Merci de donner un sens nouveau à la démocratie.


Merci.


Merci de nous montrer les différences qui existent entre la gauche et la droite.


Merci de nous montrer qu'une fois élu, le gouvernement n'a plus de compte à rendre au peuple, merci de nous montrer les pires défauts de la cinquième République et de nous prouver que nous avons raison de nous battre chaque jour pour une République parlementaire.


Merci de nous montrer que de nombreuses personnes sont prêtes à risquer leur avenir pour défendre ce qui leur semble juste, pour aider les exclus, les sans papier et leur permettre d'avoir encore un peu d'espoir, même si pour cela, il peuvent être emprisonnés.


Merci car grâce à tes efforts et à ceux de ton gouvernement sur l'emploi, pour la première fois, les syndicats – en général divisés – se sont rassemblés et ont unanimement condamnés tes actions, montrant ainsi un front unitaire et solidaire.


Merci de révéler au pays l'immense abîme qui existe entre les décisions des gouvernants et les désirs du peuple. De faire apparaître que les députés élus ne tiennent aucun compte de la voix populaire en votant un texte de loi alors qu'avait lieu la plus grande manifestation de l'histoire de la cinquième République.


Merci de montrer que les intérêts financier et le lobbying ont plus de prise que quoi que ce soit d'autre y compris l'avis du peuple. Merci car si nous nous en doutions, nous en avons la preuve aujourd'hui avec la loi DADVSI et cela nous rend d'autant plus crédible.


Merci d'employer des mots qui nous permettent d'y voir si clair, « le travail c'est la liberté », tes paroles sur France Inter concernant le chômage, merci d'employer ces mots qui ont été employé par le passé par un autre que toi. Merci de nous faire comprendre comment l'Allemagne a pu basculer en 1933, merci de nous faire comprendre cette triste page de l'histoire, merci de nous faire comprendre comment les allemands ont pu élire celui qu'ils ont élu alors. Merci de nous montrer que nombreux sont prêts à faire de même, ici et mainteant, merci car cela donne d'autant plus de sens à notre action.


Merci d'avoir réussi à rassembler des millions de personnes, sur tous le territoire, de toutes les origines sociales ou géographiques qui se battent ensemble pour une même idée, même si celle-ci est opposée à la tienne.


Merci de nous faire de nouveau sentir que nos paroles, même si elles ne sont pas entendues sont au moins prononcées. Cela nous donnera davantage de force dans l'avenir.


Merci de nous ignorer, de marginaliser tous ceux qui ont pris position contre tes décisions, car l'avenir appartient aux exclus.


Merci car grace à toi, nous avons retrouvé notre capacité de mobilisation, peut être ne sert elle à rien aujourd'hui, mais elle sera certainement utile demain.


Merci car nous savons pourquoi nous nous levons tous les matin, pourquoi nous sommes prêt à dépenser tout ce que nous avons comme énergie dans un seul et unique but.


Te faire échouer.


Merci, Nicolas Sarkozy.


Merci beaucoup.


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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 21:49

Bon alors je vais pas faire le bilan ou je sais pas quoi sur les universités d'été du PS.

Juste une photo, parce que c'était le moment fort de la journée.

Voilà avec mon appareil photo y'a quelques personnes qui m'ont pris pour un journaliste. Héhé, bon pour celle là c'est con j'avais plus de batterie et la mise au point est pas top. Mais voici en exclusivité :

Elisabeth Guigou qui pose POUR MOI!

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